02 avril 2007
Articles de Vienne et Bratislava
Voici un index des articles postés dans "Autriche/Slovaquie, Vienne/Bratislava" :
Aperçu de Vienne et Bratislava : histoire, économie, gastronomie
Vienne : aéroport, hôtel Régina, Graben, Stefansdom et café Viennois
Vienne : Hofburg, Parlement, Café Demel, Danube, Prater et Donauturm
30 mars 2007
Aperçu de Vienne & Bratislava
HISTOIRE :
Déjà peuplée par les Celtes, appartenant à l'Empire romain puis en partie possédée par la Francie orientale, l'Autriche est pendant tout le Moyen-Age une des nombreuses principautés germanophones composant le Saint Empire romain germanique. À la fin du Moyen-Age la maison de Habsbourg transforme ses possessions en puissance européenne par rattachement des pays germanophones et non-germanophones, centralise l'administration et le droit dans l'Archiduché d'Autriche et forme enfin en 1804 l'Empire d'Autriche. En 1815 - après le Congrès de Vienne - l'Autriche et les autres pays germanophones essayent à nouveau de former une confédération allemande, mais l'opposition austro-prussienne domine, donc la guerre austro-prussienne achève cette confédération en 1866. Un an plus tard, le compromis avec les Hongrois, dit "Ausgleich", permit la création de l'Autriche-Hongrie. 2 états indépendants, l'empire autrichien et le royaume de Hongrie sont unis par l'allégeance à un unique monarque : François Joseph I. La double monarchie englobait les teritoires de l'Autriche actuelle, la Bohème, la Hongrie et une partie de l'Italie et de la Yougoslavie. En 1918, la fin de la première guerre mondiale entaîna l'effondrement de la monarchie autrichienne et de la proclamation de la Première République. Une situation extrêment difficile et des confrontations politiques commencent, puis en février 1934, la guerre civile éclate. Avec la Constitution de mai 1934, le chancelier Dollfuss établit un état corporatif autoritaire, Dolluss fut assassiné 2 mois plus tard.
Le 12 mars 1938, l'armée allemande envahit l'Autriche et l'incorpore au Reich. En 1945, l'Autriche est rétablie comme République, mais reste occupée pendant une dizaine d'années par les puissances victorieuses. Avec la signature du Traité d'Etat entre les Alliés et l'Autriche le 15 mai 1955 et la déclaration de la neutralité permanente, l'Autriche retrouve son indépendance. A côté du "rideau de fer", elle devient une plaque tournante entre l'est et l'ouest. Elle accueille des réfugiés après la révolte hongroise de 1956 et du Printemps de Prague en 1968.
ECONOMIE:
L'Autriche se place au 4ème rang des pays européens en terme de revenu par habitant, d’importantes réformes ont été engagées ces dernières années visant à maintenir la compétitivité et l’attractivité du pays (baisse du taux de l’impôt sur le bénéfice des sociétés de 34 à 25 % en 2005, harmonisation progressive des régimes de retraite, soutien à la recherche-développement...).
Son économie est très ouverte (les exportations de biens et services représentent près de 60 % du PIB), et a tiré un grand bénéfice de la chute du rideau de fer et des élargissements de l’Union de 2004 et 2007 à l’Est. Elle a doublé ses exportations vers cette région depuis le milieu des années 1990 et 6 de ces pays figurent parmi ses 15 premiers clients. Elle y effectue environ 1/3 de ses investissements à l’étranger : elle est notamment le 1er investisseur étranger en Slovénie, Croatie, Bosnie-Herzégovine et Bulgarie, et le 2e en Roumanie (services financiers, télécommunications).
Répartition des secteurs:
primaire : 1.7% ( l'Autriche ne couvre pas ses besoins en céréales, farine et légumes-fruits et doit importer, le développement de l'agriculture Bio depuis 1990 rencontre un fort succès)
secondaire : 29% (majorité de PME, industrie chimique, textile, papier, électrique et électronique, métalurgie et mécanique)
tertiaire : 69.3%
La ville est riche culturellement:
musique : les Valses de Vienne et le Concert du Nouvel An sont parmi les plus représentatifs de l'héritage musical viennois. Peu de ville peuvent se vanter d'avoir accueilli autant de compositeurs : Mozart, Beethoven, Schubert, Strauss, Haydn, Gluck...
art et architecture : c'est ici que naquit le mouvement de l'Art Nouveau fin XIXs sous le nom de sécession viennoise avec Olbrich, Bacher, Klimt, Wagner, Moser, Klinger sans oublier l'architecte Hundertwasser au milieu du XXs
littérature : de grands auteurs et penseurs dont Schnitzler, Roth, Broch, Musil, Freud
GASTRONOMIE :
Vienne n'a pas vraiment de spécialité locale hormis le Sachertorte, voici quelques spécialités autrichiennes :
SOUPES :
fritattensuppe : consommé aux lamelles de crêpes
griessnockerlsuppe : consommé à la semoule
leberknödelsuppe : bouillon avec des boulettes de foie de boeuf
tiroler Specknödelsuppe : potage aux lard du Tyrol
gulaschsuppe : soupe à la viande de boeuf, oingons et paprika
erdäpfelsuppe : soupe de pomme de terre
schwammerlsuppe : soupe aux champignons
PLATS :
wiener Schnitzel : escalope pannée
pariser Schnitzel : escalope non pannée mais passée à l'oeuf
wiener Tafelspitz : pot-au-feu aux épinards, raifort et sauce aux fines herbes
rindslungengraten : rôti avec sauce au vin
zwiebelrostbraten : rôti aux oignons
vanillerostbraten : rôti à l'ail
schweinebraten : rôti de porc à l'ail et au cumin avec des Knödel et de la choucroute
gulasch auf wiener Art : goulasch à la viennoise : ragoût de boeuf parfumé au paprika
bauernschmaus : choucroute garnie
tafelspitz : pot-au-feu
aufstrich : assortiment de pâtes à tartiner (tartare, raifort...) que l'on étale en couche épaisse sur du pain noir, plutôt servi en entrée.
DESSERTS :
imperial Torte : en 1873, l'empereur François Joseph devait inaugurer le Grand Hôtel impérial et tous les pâtisseirs s'attelaient à préparer les meilleurs plats pour lui faire honneur. Un jeune apprenti (Franz Xavier Loibner) confectionna un délicieux gâteau carré, mélange d'amandes, de massepain, de chocolat au lait et de poudre de cacao.
sachertorte : en 1832, le prince de Metternich commanda un jour un dessert très spécial pour des invités de marque qui étaient à Vienne. Le chef pâtisier du Prince étant malade, c'est son jeune apprenti Franz Sacher qui réalisa le gâteau. Gâteau fourré à la marmelade d'abricot et nappé de chocolat glacé. 800 gâteaux sont produits quotidiennement dans les cuisines de l'hôtel Sacher.linzertorte : tarte sablée à la confiture de framboise
Esterhazy Torte : gateau à la crème et aux noix recouvert de caramel
marillenknödel : boule de pâte fourrée d'un abricot et roulée dans la chapelure
wiener Wäschermädln : marillenknödel à la pâte d'amande
wiener Apfelstrudel : chausson de filo aux pommes, raisins et amandes
kaiserschmarrn : crèpes brouillées parfumées à la vanille...
palatschinken : crêpe sucrée viennoise
butternockerl : boulettes très légères, faites avec une pâte aux oeufs, à la crème fraîche et au beurre, pochées dans du lait vanillé et servies avec une crème anglaise
Petites douceurs nationales:
mozartkugel : inventée à Salzburg en 1890 par le pâtissier Paul Fürst. Boule de chocolat noir dont le coeur est en pâte d'amande et nappé de chocolat au lait. Petite boule de 3cm de diamètre.manner : gaufrettes croustillantes fourées à la crème de noisette. L'entreprise traditionnelle Manner fut fondée en 1890 à Vienne par Josef Manner. C'est aujourd'hui la plus grosse entreprise de confiserie d'Autriche et exporte des gaufrettes dans 50 pays.
violettes de Demel, véritables violettes recouvertes de sucre. L'impératrice Sissi en rafolait.
le vin blanc : riesling et grüner Veltliner pour les pétillants
la bière : (Grinzinger Bier, Ottakringer...), 1/2L "Krugel", bière brune viennoise. Les Autrichiens en consomment 110L/an.
Le Café:
kleiner/grosser Brauner : tasse de moka servie avec un petit pot de lait- kapuziner : beaucoup de café, un soupçon de lait et une goutte de crème
- melange : crème français, le plus consommé
- einspänner : café noir servi dans un verre avec de la crème fouettée
- kaisermelange : café noir avec un jaun d'oeuf battu
- maria Theresia : café noir à la liqueur d'orange
- eiskaffee : café noir avec de la glace à la vanille et de la crème fouettée, servi dans un verre.
Pour s
e restaurer 5 possibilités :
- Kaffeehaus : café
- Heuriger : auberge de Grinzing, rustique, convivial servant le vin de l'année. Ambiance musicale " Schrammelmusik"
- Gasthaus/Gashof : taverne autrichienne bon marché et copieux.
- Beisl : bistrot avec carte de spécialités autrichiennes et plat du jour.
- Würstelstand : hotdog avec un grand choix de saucisses, à déguster dehors!
Le légendaire Café Central que fréquentait régulièrement le poête Peter Altenberg vers 1900.
On trouve beaucoup de pain : pain de seigle, pain au müsli, pain de campagne, pain complet, pain aux céréales, pain aux graines, pain noir...A noter que le célèbre "bagel" juif-américain est originaire d'Autriche, puisque "beugel", signifie "étirer" et date de 1863 en hommage au roi de Pologne qui avait sauvé l'Autriche de l'invasion Ottomane.
HISTOIRE
Le territoire de l'actuelle Slovaquie était occupé par des tribus slaves au Vs. En 833, le prince de Moravie forma le royaume de Grande Moravie, qui englobait le centre et l'ouest de l'actuelle Slovaquie, la République tchèque et certaines régions de la Pologne, de la Hongrie et de l'Allemagne. En 1018, le pays fut assujetti par la Hongrie et ce, pendant 9 siècles, sauf la région de Spis à l'est, qui fut intégrée à la Pologne de 1412 à 1772. Après l'invasion tatare au XIIIs, le roi de Hongrie demanda aux Saxons de s'établir au nord-est, peu peuplé. Plusieurs siècles après, la pression turque sur la grande plaine hongroise, permanente après la victoire turque de 1526, contraint l'aristocratie magyare à s'installer en Slovaquie et à transférer la capitale de Budapest à Pozony, nom hongrois de Bratislava (appellé dès le XIIIs Presbourg par les marchands allemands, et Presporok par les Slovaques. A partir du XVIIIs, la pression ottomane se desserre, les Hongrois prennent de plus en plus d'importance dans les campagnes, ne laissant aux nobles slovaques que leurs places fortes. Au XVIIIs, le peuple slovaque saisit la richesse de sa culture, de son histoire et de sa langue et le nationaliste se développe. Les Slovaques se libèrent de la Hongrie en 1848. Mais cela ne dura qu'un an, les Hongrois faisant sécession et les Slovaques n'ayant pas d'autres choix que de rejoindre l'AuUtriche aidée de la Russie... Mais en 1867, l'empire austro-hongrois naît et l'opposition slovaque est écrasée. Dès lors, les Slovaques se rapprochent des Tchèques et créent en 1918 une alliance : c'est la Tchécoslovaquie. Hitler en 1939 crée la Slovaquie et la Tchéquie, en envahissant les Sudètes. Un soulèvement est réprimé dans le sang en 1944 et ce n'est qu'en 1945 que les Russes les délivrent. Ils seront là en 1948 et le communisme s'imposera avec force durant 20 ans, avec « la Révolution de Velours » en 1989. La République Slovaque indépendante est créée en 1993. Hormis le grand artiste international Andy Warhol et le mannequin Adriana Karembeu, très peu de personnalités slovaques sont connues.
ECONOMIE
La Slovaquie n'appartient pas à la zone Euro, il faut donc changer son argent pour des couronnes slovaques : 1 couronne = 0.028 € jusqu'en janvier 2009, date à laquelle les Euros slovaques seront utilisés!
L'inflation baisse, puisqe ces 4 dernières années, elle a perdu 3 % pour atteindre 4.5% en 2006. Le chômage serait de 10.5% de la population active et a déjà perdu 6 % en 3 ans, ce qui est bon signe! Malheureusement, sa balance commerciale est déficitaire, 4.3 % du PIB et est due à son endettement extérieur brut qui reste élevé à 54.6 % du PIB , sa dette publique s'élève à 43.6 % du PIB!
La Slovaquie commerce principalement avec ses voisins européens. La Bourse de Bratislava a été créée en 1991 et a commencé à ses activités de cotation en 1993. Elle possèdait en 2003 la plus faible capitalisation boursière d'Europe centrale.
Le processus de privatisation, moins rapide qu'en Hongrie ou en Pologne, a donné naissance en Slovaquie à un secteur privé qui représente près de 80 % du PIB. L'État continue cependant à jouer un rôle dominant dans le secteur des banques, des transports et dans les grandes entreprises. En 1997, le gouvernement de V. Meciar a mis au point un projet de loi visant à rendre impossible la vente des monopoles du gaz et de l'électricité
Répartition des 3 secteurs :
primaire : 4.5% (fermes coopératives, le secteur de l'élevage est moins performant que le secteur végétal avec une baisse de la consommation de la viande et des produits laitiers)
secondaire : 29% (industrie cherchant à rattrapper son retard, chimique, automobile, sidérurgie, textil, énergie)
tertiaire : 65.5% (petits commerces bien que la grande sitribution commence à s'implanter : Carrefour, Tesco)
GASTRONOMIE
La cuisine slovaque est basée sur différentes variétés de soupes, de gruaux, de légumes mijotés ou bouillis, des viandes rôties ou fumées et des produits laitiers.
Petit-déjeuner (ranajky) : un café et du gâteau. Dans certaines régions rurales, on pratique le double petit-déjeuner : pain et bacon ou du fromage et du brandy vers 5h du matin, puis un repas cuit avant 10h.
Déjeuner (obed) : vers 12h ou 13h, composé d'une soupe et d'un plat chaud, il est le repas le plus important de la journée.
Dîner (jedalny vozen): vers 18h, consiste en un repas cuit simple et comportant un peu de viande ou simplement des légumes
Les plats sont souvent accompagnés de quenelles farcies au fromage, aux pommes de terre ou aux fruits (cerises, pommes). Beaucoup de gens font leur propre pain.
PLATS :
halusky : pommes de terre cuite et écrasée, mélangées à de la farine et des lardons sautés et gratinées avec du fromage de brebis
bryndza : fromage de brebis
ostiepok : fromage frais de brebis fumé
zemiaková placka : crêpe à la pomme de terre souvent fourrée à la viande et au paprika....
karfiol : chou, que l'on trouve dans tous les plats et même dans les hot-dogs
korbáčiky : pâtes filées formées en tresses
parenica : pâte filée de forme ronde
kapustnica : soupe aux choux, au paprika et au saucisson fumé
cesnakova polievka : soupe à l'ail
hovadzia polievka : soupe de légumes
hubova polievka : soupe de champignons
sedliacka omeleta :omelette paysanne
halusky s kapustou : pommes de terre bouillies avec du chou
zabijacka : saucisse de porc et de foie avec pommes de terre et chou
segedinsky gulas : épaule avec du chou
choc : pommes de terre et pates
tekvicovy privarok : citrouille
oravska Pochutka : chair de porc avec pommes de terre et chou
pirohy : raviole fourée de pomme de terre
sunkova rolka s chrenovou : amuses-gueules servis à l'apéritif à base de petits morceaux de jambon que l'on trempe dans une sauce au raifort
DESSERTS :
palacinky : crêpes, parfois flambées au rhum et fourrées avec différents ingrédients tels que de la confiture, de la glace, du chocolat chaud, des raisins, de la crème chantilly ou des noisettes
medovnik : gâteau au miel
jazycek : dessert aux noisettes avec de la crème fouettée
gule ou parene buchty : boules fourées de confiture
makov sulance : vermicelles sautés avec des graines de pavot saupoudrés de sucre
strudla ou jabllkovy zavin : ressemble au Strudel autrichien
slivovica : alcool de prunes servi en apéritif
borovicka : alcool aux baies de genièvre qui ressemble au gin
vins d'origine de la région des Petites Carpates, de Nitra, de Topoľčany et de Zahorie
bière (Zlaty Bazant, Golden Pheasant, Topvar, Corgon..)
24 mars 2007
1er jour de voyage : Vienne
On a atterri à Vienne sous la grisaille en début d'après-midi avec la compagnie Air Berlin (très bon accueil, service sandwich gratuit, confortable...). On a récupéré les bagages et on va prendre le train pour le centre-ville.
Trois façons de se rendre en centre-ville en dehors du taxi:
Bus : direct et rapide en 20 min, de 05h à 00h, toutes les 30 min. L'arrêt du centre-ville se trouve à Morzinplatz-Franz Josefs Kaiser. Compter environ 11 €/pers aller-retour.
CAT (City Airport Train) : direct et rapide en 16 min, de 05h38 à 23h35, toutes les 30 min. L'arrêt du centre-ville se trouve dans la Gare Wien Mitte. Possibilité d'enregistrer les bagages + carte d'embarquement à la station de Wien Mitte, donc gain de temps et facilités à l'aéroport. Compter environ 16 €/pers aller-retour.
ÖBB : ligne de train-métro S7 omnibus en 30 min, de 05h à 22h, toute les 30 min. Vous dépose en centre-ville. Compter 3 €/pers aller-retour.
On arrive à l'hôtel Régina en milieu d'après-midi. Hôtel central, à 15 min à pied des principaux sites, le hall de réception est agréable, spacieux. Ma chambre était très confortable pour une single avec WC séparés et salle-de-bain baignoire !! J'avais une vue intérieure, mais c'est peut-être moins bruyant que celles donnant sur le boulevard. Il fait gris, mais il ne bruine plus et il fait vraiment très froid (pas plus de 5°!)
Juste le temps de déposer les bagages, qu'on part se promener dans le centre-ville.
Vienne compte 1 600 000hab, soit 20% de la population autrichienne. C'est un important centre politique international, notamment en raison de la neutralité autrichienne puisqu'y siègent l'OSCE, l'OPEP et diverses agences des Nations Unies comme l'agence internationale de l'énergie atomique ou l'ONUDI.
Vienne remonte au VIs av JC lorsque les Celtes y fondèrent une cité sous la nom de Vindobona (ville blanche) qui devint en -15 av JC un important fort romain de la province de Pannonie, défendant le Limes (la frontière de l'Empire Romain) qui fait face aux peuples germains situés plus au nord. Au moyen-Age, Vienne devient successivement le siège des Babenberg (comptes puis Ducs d'Autriche du X au XIIIs), après leur accession au trône en 1300, les Habsbourg réussirent à étendre leurs domaines et influences par les mariages et successions. De 1273 à 1806, la famille des Habsbourg régna sur le St Empire Romain Germanique. Au XVIs, l'Empire entrait dans son âge d'or, mais fut rapidement confrontée à la montée en puissance de l'empire ottoman dont les troupes l'asségièrent à 2 reprises en 1529 et 1683, lors du 2ème siège, Vienne dut son salut à Charles de Lorraine et à l'intervention des troupes polonaises de Jean III Sobieski.
On emprunte la très large rue piétonne et commerçante du "Graben" qui mène au Stefansdom (cathédrale St Etienne). Le Graben tire son nom du vieux fossé qui avait jadis protégé le campement de légionnaires romains. Pendant de nombreux siècles, il servit de marché puis acquit une physionomie bourgeoise avec ses façades Jugendstil et néoclassique. On aperçoit la "Colonne de la Trinité" qui fut érigée au XVIIs par l'Empereur Léopold lors de la fin de l'épidémie de peste de 1679.
Au bout de la rue on découvre le Stefansdom (L-S 6h-22h/D 7h-22h) dont la splendide toiture en tuiles émaillées n'échappe à aucun appareil photo présent! La cathédrale date du XIIIs, de style gothique, elle a subit plusieurs remaniements dont la tour sud datant du XVs. Les 2 tours occidentales furent construites avec des matériaux récupérés dans des campements romains "païens". En 1258, un incendie rendit nécessaire une importante réfection mais sa forme actuelle n'a pas subi de changements depuis le XVIs. la nef gothique fut construite en forme de coquille autour de la basilique romane. L'imposante tour sud, surnommée "steffl" date de 1433. En 1945, le toit fut détruit par un incendie. Sur la toiture on note les armoiries de l'Autriche : l'aigle à 2 têtes symbolisant l'empire d'Autriche-Hongrie. L'intérieur est du plus pur style gothique.
Peu habituée à ces froides températures, je propose d'aller se réchauffer dans un café. Je choisis le café Mozart en face de l'Opéra et pas très loin du Graben. Ce serait honteux de ne pas goûter au fameux café viennois, c'est un café noir servi dans un verre avec une bonne portion de crème fouettée et toujours accompagné d'un verre d'eau. On en profite pour y dîner.
22 mars 2007
2ème jour de voyage : Bratislava (Vienne-Bratislava : distance 65km)
Après un petit-déjeuner buffet très copieux et variés : müsli, wasa, pains multi-céréales, pains blancs, pains au pavot, pains aux graines d'anis... on marche jusqu'à la gare Südbanhof pour attraper le train pour la capitale slovaque qui n'est qu'à 65km! Le trajet dure 1h10 et le train s'arrête à quelques stations. Pensez à vous munir de votre passeport ou carte d'identité car nous avons été contrôlés à l'aller et au retour par les polices autrichiennes et slovaques. Compter 14 €/pers aller-retour. La gare Petrzalka de Bratislava se trouve à 10 min en tram du centre-ville, pour vous y rendre, prenez le tram n°93 (toutes les 05 min), pas besoin d'acheter de billets car le billet de train inclus le voyage en tram. Utile et pratique, non? Comme la Slovaquie n'est pas encore dnas la zone Euro, il faut changer votre monnaie pour des couronnes slovaques (20 couronnes = 0.70€) Nous avons changé 15€ et il nous restait encore de l'argent après le déjeuner et le café Meyer!
Le temps est gris mais heureusement, toujours pas de pluie!!!!! Mais qu'est-ce-qu'il fait froid!!!!!
Le centre-ville est agréable, plutôt propre et je m'y sens bien. Bratislava compte 430 000 hab soit 8% de la population slovaque. C'est un important carrefour routier et ferroviaire. Bratislava nait un peu avant le Xs, lorsqu'elle devient une forteresse frontalière du royaume de Hongrie. Au XIIs, d'autres fortifications furent construites. En 1526, Bratislava devint capitale du Royaume de Hongrie et pendant 300 ans. En 1775, les murs de la vieille ville furent détruits pour permettre son aggrandissement. Jusqu'en 1919, la capitale se nommait Pressbourg.
On commence par faire un petit tour autour du château, situé sur une colline surplombant le Danube. Au IXs, un site fortifié de la Grande Moravie est édifié, site à partir duquel le château romain initial fut transformé en une résidence royale gothique en 1423-1437. A cette époque, le château fut un immense bâtiment recouvert d'une toiture à pente très inclinée, rehaussée de tours sur 2 angles. A partir du XVs, le château subit plusieurs modifications passant de la reconstruction en style Renaissance jusqu'à celle en baroque primitif. La dernière modification fut réalisée dans la période 1751-1766 sous le règne de Marie-Thérèse pour devenir résidence royale. Après sa mort, le château ne fut plus utilisé comme résidence des souverains. Joseph II installa au château un séminaire de formation des prêtres catholiques. En 1811 un incendie ravagea le château qui se délabra jusqu'en 1950.
Dans la période 1953-68 il fut reconstruit dans sa forme originale d'avant l'incendie, il sert de nos jours de représentation de la République slovaque et une partie abrite les collections de l'Institut historique du Musée national Slovaque.
Du château, on a un beau panorama sur le Danube et son célèbre pont construit en 1967-72, ses auteurs ont projeté un pont suspendu en acier de 431.8m de long sur 21m de large, sur un seul pylône de 80m ayant au sommet un restaurant tournant relié au pont par un ascenseur incliné ultra rapide.
Barres d'immeubles longeant le Danube
La cathédrale St Martin fut consacrée en 1452, de style gothique. La construction de l'église à 3 nefs débuta au XIVs par la construction du presbytère. Les constructions complémentaires furent réalisée à partir de la seconde moitié du XVs-XVIs. A voir : les fonds baptismaux en bronze de 1403. Au XVI et XVIIIs, 11 seigneurs hongrois et 8 épouses royales y furent couronnés. En 1741, la couronne de St Stéphane fut déplacée sur al tête de Marie-Thérèse, une réplique de cette couronne se trouve en haut du clocher, à 85m de hauteur et pesant 300kg! Autre anecdote : c'est du haut de la tour de l'église que se tenta le premier saut en parachute effectué en 1603 par la professeur Futus Verancic selon le plan de Léonard de Vinci (il renouvela ses sauts à Belgrade et à Venise, mais ces fois-ci avec un parachute de sa propre conception!)
On redescend ensuite vers la vieille ville, piétonne. on passe par le rue Kapucinska qui nous mène à l'avenue Namestie SNP où l'on va changer un peu d'argent pour pouvoir déjeuner et éventuellement rapporter un souvenir.
Pas très loin, le marché couvert (Stara Trznika). Pas de poissonnier mais beaucoup de primeurs avec une préférence pour les pommes de terre, choux et autres légumes hivernaux (rutabaga, panais...).
Il est temps de converger vers la partie plus historique de la ville en passant par Klobucnicka qui conduit au palais primat. Ce palais fut construit pour l'archevêque d'Estergom entre 1778-1781. L'Autriche et la France y signèrent la Paix de Pressbourg en 1805. Il fait partie, de nos jours, de l'hôtel de ville. Le palais ouvre par sa façade principale sur une petite place, lieu des marchés, autrefois. Le chapeau d'un cardinal orne le haut du tympan et pèse 150kg! La salle la plus importante de de la plus grande valeur historique est celle des glaces: d'une conception originale, la lumière se reflète dans les miroirs disposés sur les murs de façon à ce qu'il ne soit pas nécessaire d'utiliser d'éclairage artificiel!
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Jouxtant le palais, ce très joli bâtiment avec des tuiles vernissées, derrière lequel on découvre la ravissante place Hlavne Namestie. La place est entourée de belles demeures aux façades roccoco-baroque colorées.
Place Hlavne Namestie
On reviendra en milieu d'après-midi sur cette place pour venir déguster un thé aux fruits rouges et une pâtisserie slovaque au café Meyer (adresse incontournable).
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Lorsque l'on se promène dans Brastilava, on est interpellé par de nombreuses statues en bronze qui rappellent les statues semées dans la ville espagnole d'Oviedo. Ici , sur la place Hlavne Namestie nous attend Napoléon accoudé sur un banc. Napoléon attaqua 2 fois la ville avant de s'y rendre en 1809.
Voici celle de Hans Christian Andersen qui visita la ville en 1841.
On va déjeuner dans un typique petit restaurant "LYRA" sur Venturska, au n°4. L'accueil est très gentil, le service est rapide et 2 couples de locaux viennent nous y rejoindre. Nous avons goûté la spécialité slovaque : le halusky, mélange de pomme de terres écrasées et de farine avec un peu de lardons sautés, le tout gratiné avec du fromage de brebis. Même si la portion semble petite, c'est assez copieux et c'est pour cela que nous prendrons notre petit dessert au café Meyer au moins 1h plus tard!
On continue à se promener et on remonte jusqu'à la porte St Michel qui est la seule des 4 anciennes portes qui permettait de rentrer dans la ville médiévale fortifiée et remonte au XIVs, de nos jours, elle héberge un musée des armes et de l'art de la fortification au Moyen-Age et offre de belles vues sur la vieille ville. Lorsqu'on passe sous la porte, on remarque un cercle qui indique les différentes distances vers les capitales depuis ce point dit "zéro".
Avant de repartir, j'ai envie d'aller voir le supermarché slovaque TESCO, c'est toujours intéressant de voir ce que nos voisins consomment en dehors des restaurants! Visiblement, je en suis pas la seule à aimer les pâtisseries, les yaourts sont vendus à l'unité, un grand rayon de charcuterie à la coupe mais pas de poisson frais, seulement au rayon surgelé.
Pâtisseries slovaques
On rentre en fin d'après-midi à Vienne.
Pour le repas, la réception nous a réservé une table au Beisl LEOPOLD, très bonne adresse, proche de l'hôtel. Le beisl est un bistrot avec une carte de spécialités et un plat du jour. C'est toujours simple mais bon marché. Dans la salle, on entend parler qu'allemand! Le service est irréprochable, patient. On a testé l'escalope viennoise, très bon.
21 mars 2007
3ème jour de voyage : Vienne, Hofburg, Parlement, Prater,Donauturm
Après un second copieux petit-déjeuner, il faut bien ça pour lutter contre le froid où les superlatifs ne sont pas en reste, on part visiter le palais de la Hofburg. En chemin, on passe devant l'hôtel de ville, construit en 1872-73, de style néogothique dont la tour centrale mesure 98m.
Ce palais impérial de la HOFBURG constitue avec ses 18 ailes, ses 54 escaliers, ses 19 cours intérieures et ses quelque 2600 pièces, le véritable centre du pouvoir séculaire des souverains autrichiens. De 1439 à 1806 il servit de résidence aux Rois et aux Empereurs d’Autriche. Selon la tradition aucun souverain ne vécut dans les pièces habitées par son prédécesseur. C'est vraiment grandiose, immense. Il y a :
le palais impérial
le nouveau palais impérial
le vieux château
la chancellerie impériale
le petit château d'Amalia
l'école d'équitation
la looshaus
les écuries impériales
la bibliothèque nationale
le jardin impérial
la maison des papillons
D'où l'expression: "une ville dans la ville" qui qualifie la Hofburg (ouvert tous les jours de 9h à 17h)
Cour intérieure de la Neue Hofburg est le siège de plusieurs sections de la bibliothèque nationale, d'une collection d'armes et d'une importante collection de vieux instruments de musique du Kunsthistorische Museum. Depuis 1978, il accueille le musée d'Ephèse, dans la mesure où dès le début, les archéologues autrichiens jouèrent un rôle fondamental dans les fouilles de l'antique Ephèse. Enfin, dans le corps de logis, nous trouvons le musée ethnographique et une partie de la collection d'armes.
Nous avons visité les appartements impériaux où vécurent Sissi et François Joseph, le musée Sissi avec ses robes, sa voiture de train... et le musée de l'argenterie impériale (7j/7 sept-juin : 9h-17h / juillet-août 9h-17h30; 9.9€ -Vienna Card : 7.5€). Outre les salles destinées aux officiers de l'état-major impérial, la grande salle d'audience et la salle de conférences où siégeaient le Conseil des Ministres et le Conseil de la Couronne, on a visité le bureau de l'empereur François-Joseph, le boudoir et la chambre de son épouse ainsi que de nombreux salons et une salle de bains d'époque.
Les pièces, de style rococo, sont richement décorées de motifs en stuc, de somptueuses tapisseries brusselloises (XVII–XVIIIs), de lustres en cristal de Bohème et de poêles en faïence. Le mobilier, datant du XIXs, est de style Louis XV et Empire.
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Schweizertor : portail du XVIs qui conduit à la partie la plus antique de la Hofburg et porte l’inscription : Ferdinand, Roi des Romains, des Germains, des Hongrois, des Bohémiens… Infant d’Espagne, Archiduc d’Autriche, Duc de Burgondie… 1552. Le nom de la porte vient des gardes suisses au service de l’impératrice Marie Thérèse
A la croisée des 2 palais Hofburg, se trouve la Chancellerie Impériale où vécurent le Duc de Reichstadt, fils de Napoléon Ier puis François Joseph. Au centre de la cour trône la statue de l’Empereur François Ier.
A mi chemin entre la mairie et le palais, se trouve le Parlement autrichien (4€/pers)où nous avons réservé une visite guidée anglais-allemand. Edifice de 1874-84 de style néoclassique s’inspirant de l’acropole d’Athènes avec la statue d’Athéna (symbole de sagesse). Le passage à la République s’y déroula en 1918. L’Assemblée nationale constituante y a élaboré en 1919-20 la loi constitutionnelle fédérale qui constitue aujourd’hui la base constitutionnelle de la République d’Autriche. Depuis 1920, avec une interruption de 1934-45, le conseil National et le Conseil Fédéral siègent au Parlement. Durant la Seconde Guerre Mondiale, le Parlement a été sévèrement endommagé par les bombardements. Le conseil national est composé de 183 représentants élus par le peuple pour 4 ans, son dessein est de légiférer. Le Conseil Fédéral est composé de 62 membres élus par les parlements régionaux des 9 Länder, il est appelé pour représenter les intérêts des Länder au niveau national et participe à la législation autrichienne.
Avant se prendre le métro pour faire un tour au Prater, nous nous sommes arrêtés au Café Demel, une autre institution! Il existe depuis 1786 mais fut vendu en 1857 à Christof Demel par August Dehne. La maison appartenait à ses descendants jusqu’en 1972, puis fut racheté par Udo Proksch. Lors de l’arrestation de ce dernier en 1989, la Raiffeisen Bank en devint le propriétaire.
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Après s'être bien réchauffés avec un thé aux fruits rouges et une part de gâteau, on reprend notre programme et on va au Prater. Après l’ouverture officielle au public de la réserve royale de chasse du Praterauen par l’Empereur Joseph II en 1766, ce parc devint un lieu de retrouvailles et de promenade des Viennois. En 1897, la Riesenrad fut construite. Après avoir été détruite en 1945, le Wurstelprater fut entièrement reconstruit en style moderne avec une nouvelle roue dont le nombre de cabines fut réduit de moitié. Le diamètre de la Roue est de 61m et le point le plus haut est à 64,75m, il faut compter 20 min pour en faire le tour, ce qui permet d'avoir une belle vue si l'on n'est pas trop angoissé par le souvenir de cette scène mythique du 3e Homme, où Orson Welles tente de faire passer par-dessus bord son trop naïf compagnon. Au pied de la Grande Roue, le Planétarium abrite le petit Prater-Museum qui retrace l'histoire du parc. En mars, un jour de semaine, le parc est désert, il semble presque abandonné! Mais l'activité reprend dès que la nuit tombe.
Non loin du Prater, se trouve le siège des activités de l'ONU dans le domaine du contrôle international des drogues et de la prévention du crime. Il comprend également la Division des services administratifs et des services communs, le Bureau des affaires spatiales et le Service de l'information des Nations Unies. L'Organisation pour le développement industriel, l'Agence internationale de l'énergie atomique et l'Organisation du traité d'interdiction complète des essais nucléaires en font également partie. Depuis 1982, Vienne est un siège officiel des Nations Unies, au même titre que New York, Genève et Nairobi. Le Bureau de l'ONU à Vienne (ONUV) est le siège
Derrière ce bâtiment, la gigantesque Donauturm, (L-D 10h-24h, 5.5€) construite en acier et en béton, cette structure pèse 17 000 tonnes et occupe une superficie de 84 m² au niveau du sol et atteint 252m, elle fut construite en 1964 pour l'Exposition internationale viennoise des Jardins. La tour du Danube offre de beaux panoramas sur la Vienne historique et contemporaine, jusqu'aux contreforts des Alpes et aux plaines hongroises, avec une vue unique des sites de la ville et des collines alentour. Nous avons réservé une table pour ce soir, car à mi-distance, un restaurant tournant culmine à 150m. L'entrée est bien certes payante mais le panorama est à couper le souffle, possibilité de boire un café, de grignoter ou même de dormir dans la chambre située au dernier étage.
Même si le temps n'est pas très dégagé, on voit le Danube, c'est le principal fleuve d'Europe centrale. Il traverse 10 pays, arrosant la capitale de 4 d'entre eux. Par sa longueur (2 857 km), c'est le 2ème fleuve européen après la Volga. Il atteint, après un parcours de 2 888km la mer Noire dans la région du delta du Danube, en Roumanie et en Ukraine. Contrairement aux autres fleuves, les kilomètres du Danube sont comptabilisés depuis l'embouchure de la source, le point "zéro" officiel étant matérialisé par le phare de Sulina en bordure de la mer Noire. Le bassin versant du Danube à une superficie d'environ 817 000 km². Les affluents les plus importants du Danube lui parviennent rive droite, issus principalement des Alpes.
C'est aussi ainsi que l'on voit à quel point Vienne est polluée!
20 mars 2007
4ème jour de voyage : Grinzing
Après un 3ème petit-déjeuner, on attrape le tram n°38 pour Grinzing. Cet ancien village fut incorporé à la commune de Vienne en 1892 et a conservé son caractère typique de village de vignerons. Une grande partie de la pittoresque et suggestive partie primitive du village remonte au XVIs et au XVIIs. Selon un antique privilège, les vendangeurs peuvent verser leur vin à boire dans leurs débits de boissons, spécialement s’il s’agit de l’Heuriger « vin nouveau », pas plus vieux qu’1 an.
L’expression « Ausg’steckt ist » signifie que s’il y a une branche de pin sylvestre accroché à la porte d’une maison de vendangeurs, c'est qu’il s’agit d’un endroit typique pour boire de l’Heuriger Viennois, avec des vins provenant exclusivement de sa propre production.
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Je m'excuse pour la photo, mais il pleuvait et je n'ai pu prendre cette photo que depuis le bus montant au Kahlenberg.
Nous sommes à la périphérie de la capitale dans un paysage de vignes, Vienne est la seule capitale comptant 700 hectares de vignobles. La vigne pousse jusque dans Vienne contribuant au charme de la capitale autrichienne. On notera en autres le Riesling et le Grüner Veltliner pour les vins blancs pétillants, comme les vins californiens, les Heurige sont issus d’un seul cépage.
Nous avons pris ensuite le bus pour monter en haut du Kahlenberg (483m) pour découvrir le paysage viennois.
Nous avons déjeuné dans une Brasserei (brasserie) de Grinzing "Grinzinger Bräu", ça ne s'invete pas! très bon accueil, service rapide (c'est sûr, on était seuls) et décor typique autrichien. Puis on est rentré à l'hôtel et vers 18h00, nous avons repris le tram pour venir dîner dans un heuriger.
En cette saison, ils n'ouvrent que le soir. Un heuriger est une enseigne gastronomique qui ne servait, à l'origine, que le vin de l'année coulée, où il sera consommé sur place avec un bauernschmaus (plat d'origine médiévale paysanne composé de saucisses de Francfort, de porc rôti ou fumé, de jambons et boulettes).
De jolies serveuses vêtues d'un habit traditionnel servent le vin, au son de la Schrammelmusik, quatuor de cordes et d'accordéon. Si vous voulez une adresse sympa fréquentée par des locaux, avec un bon accueil : Heuriger Zum Martin Stepp.
On a aussi été boire un verre à Reinprecht, groupe de touristes japonais et accueil peu aimable.
19 mars 2007
5ème jour de voyage : Vienne & Schonbrunn
Départ après le 4ème petit-déjeuner pour un petit tour au marché du Nashmarkt qui existe depuis 1916, il ouvre tous les jours de 06h à 18h30. Ce n'est pas un marché couvert où tous les marchands sont réunis mais c'est plutôt une succession de stands de chaque côté d'une rue étroite qui aboutit au marché aux puces. Ca vaut vraiment le coup d'oeil. Bondé, beaucoup de primeurs, charcutiers, traiteurs turcs ou asiatiques, poissonniers, bouchers, boulangers. Le seul regret que j'ai, est de ne pas avoir photographié un énorme tonneau de choucroute!!!
Stand de Bretzel : un bretzel est fait d'eau, de farine, de sel, de levure de boulanger et d'extrait de malt. Après manipulation, la pâte est débitée en bandes ou en rubans que le boulanger va, une a une, faire rouler sous ses mains pour les transformer en saucissons de pâte effilée. Chacun est alors " noué " puis mis au repos pour gonfler pendant 2 heures. Ensuite on les plonge dans un bain bouillant contenant ou du bicarbonate de soude jusqu'à ce qu'ils remontent à la surface. Au fur et à mesure on les dispose sur une pelle en bois, les garnit de gros sel et les enfourne jusqu'à ce qu'ils soient bien chauds et dorés.
Avant de prendre le métro pour le palais de Schonbrunn, on s'arrête à 2 endroits:
devant le Petit palais de la Sécession, édifice original en forme de cube comprenant 4 tours et dont le toit est surmonté d’une coupole dorée. Le 22 mai 1897, un groupe de 19 artistes viennois fonda un mouvement d’arts figuratifs : Gustav Klimt, Otto Wagner... qui préfigura l'Art Nouveau.
devant la Hundertwasserhaus: Friedensreich Hundertwasser, célèbre peintre et professeur d’Académie, dominé par un fort refus de la platitude géométrique et de l’excessive linéarité en architecture qui réalisa ses aspirations stylistiques à travers cette maison de Vienne, complétée en 1985. En conséquence il crée des immeubles avec des arbres aux fenêtres, conçoit et réalise en ville et à la campagne des maisons dont les toits sont recouverts de verdure et de végétaux, des sols à niveau inégal et encourage les propriétaires et les ouvriers à être créatifs et à apporter une touche personnelle à leur travail, par exemple grâce à la mosaïque. Cet immeuble coloré est de conception très inhabituelle avec des planchers irréguliers et le bâtiment est agrémenté d'une végétation luxuriante (250 arbres et arbustes). Cette maison héberge 52 logements et 4 cafés-restaurants, ainsi que 16 terrasses privées et 3 terrasses communes sur son toit.
Voilà après ce court arrêt, nous arrivons au Château de Schonbrunn où se déroule le marché de Pâques!
Le Marché de Pâques du château de Schönbrunn est le plus romantique de tous. Devant la façade baroque du château, une quarantaine d’exposants présentent, outre une quantité de délices et gourmandises, de jolis petits objets décoratifs pour Pâques et de l’artisanat d’art venu de toute l’Autriche. On trouve des traces du «lapin de Pâques» jusque dans l’Antiquité, 3500 ans avant JC. Au départ on parlait plus d’un lièvre, symbole d'abondance. La tradition d’offrir des lapins en chocolat serait une initiative des commerçants du XVIIIs qui trouvaient l'idée intéressante après les privations du carême. Le mythe du lapin apportant des œufs aux enfants serait né d’une légende allemande : une pauvre, trop pauvre pour offrir des douceurs à ses enfants, aurait décoré et caché des œufs dans le jardin avant d’y envoyer ses enfants. Ceux-ci, apercevant un lapin, pensèrent que c’était lui qui avait pondu les œufs!
L’arbre de Pâques est une tradition allemande, on accroche à des branches d’arbustes ou de forsythia des œufs décorés.
Avant de visiter le palais on a dégusté une spécialité autrichienne : les Kaiserschmarren, crépes sucrées découpées en lamelles avec une compote ou des fruits rouges. Vraiment délicieux, ils nous ont réchauffés car ils étaient servis chauds.
Le palais de Schönbrunn ( 7j/j avril-juin-sept-oct 8h30-17h; juillet-août : 8h30-18h; nov-mars: 8h30-16h309.5€/pers -avec Vienna card : 8.9€/pers-pour la visite de 22 appartements inpériaux avec audio-guide sino pour 40 appartements, compter 3.5€ de plus) a été classé au patrimoine mondial de l'UNESCO en 1996. Il se trouve à l'ouest du centre-ville, à l'emplacement de la propriété du maire de Vienne "Katterburg". En 1569, Maximilien II du St Empire acheta le terrain, où se trouvent aujourd'hui les parcs et différents bâtiments. Il montra un certain intérêt pour le zoo qui venait d'être créé, et essaya d'y apporter en plus des plantations d'espèces végétales rares ou exotiques. Le nom Schönbrunn est attribué à l'empereur Matthias, qui aurait découvert lors d'une excursion à la chasse une source particulièrement belle (en allemand, schöner Brunnen signifie «belle fontaine»). Au cours du siècle suivant, la famille impériale s'en servit comme résidence d'été, mais les invasions turques entraînèrent sa quasi-destruction vers 1683. A partir de 1696 on commença à construire un corps central symétrique avec 2 ailes latérales. En 1700, le château bien qu’encore inachevé, fut habité. Les travaux progressèrent sous l’Empereur Joseph Ier mais furent négligés sous Charles VI. Par la suite ce fut Marie-Thérèse qui se chargea de transformer le château en résidence impériale d’été. Dès 1747 furent ajoutés le Théâtre du Château, la Ménagerie, le jardin zoologique, la Petite et Grande Galerie. Les jardins à la françaises du parc furent dessinés en 1695 par Jean Tréhet, élève de Le Nôtre. Le parc comprend de fausses ruines romaines et une orangerie, apanage des palais de grand luxe de cette époque. Napoléon Ier y séjourna avec Marie-Louise et leur fils. François-Joseph y naquit en 1830 et y mourut en 1916. C’est ici que l’Empereur Charles Ier renonça au trône en 1918. En 1955 y fut signé le Traité d’Etat qui rendit sa liberté à l’Autriche. En 1961, Kennedy y rencontra Khrouchtchev.
Le sommet du parc est occupé par la Gloriette, édifice de style néo-classique, d’où l’on dispose d’une vue panoramique sur le château et sur la ville de Vienne.
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Canard mandarin, originaire d'Asie du Sud-Est.
Reconnaissable entre tous, le mâle se distingue par la forme et la couleur si particulière de ses ailes. Il perd ce plumage resplendissant après la période de reproduction (vers la fin du printemps), pour prendre une apparence plus proche de la femelle, à tel point qu'il peut être difficile de les différencier.
Après la visite, on va déguster une part d'Apfelstrudel au Café Résidenz. Depuis plusieurs années, la famille Querfeld démontre à toute heure de la journée (d'Avril à Octobre) l'art de confectionner ce dessert. C'est vraiment délicieux, léger, savoureux, c'est une pâte filo fourrée avec des morceaux de pommes, des raisins, de la pâte d'amande et de la cannelle.
Pour notre dernière soirée, j'ai réservé 2 places pour le concert de musique viennoise avec dîner au palais de Schonbrunn. Nous dînons vers 18h30 au café Residenz puis le concert débute à l'Orangerie du palais à 20h30 : opéra de Mozart, valses et polkas de Strauss. Accompagnant l'orchestre, 2 chanteurs lyrics, 1 soprano et 1 baryton en costume. Compter 79€/pers pour dîner-concert.


































































