24 novembre 2008
Le Surf sur la côte aquitaine
HISTOIRE DU SURF
Bien que le surf soit le sport ancestral des Polynésiens d'Hawaï, personne ne sait véritablement quand-qui-comment-où! Néanmoins, on s'accorde que le "he'enalu" (glisser la vague) était pratiqué par les habitants des îles Sandwich bien avant le XVs. La parfaite situation géographique de ces îles généra les plus belles vagues du Pacifique.
Les Hawaïens personnalisèrent l'Océan et ses "humeurs" en l'appelant "KAI". Ceux qui surfaient étaient respectés et possédaient un statut spécial, loués en chansons et danses, ils appartenaient à la classe dominante de la société hawaïenne et pouvaient s'entraîner sur une plage avec d'autres membres de la caste... Si un surfeur d'une autre île venait à fréquenter le même spot, il mourait! Les rituels entouraient la planche de surf : le surfboard était fabriqué soit en wili, ulu (arbre à pain) ou koa; après avoir sélectionné l'arbre, le "shaper" creusait un trou parmi les racines et y plaçait un poisson : cette offrande remerciait les Dieux pour le sacrifice botanique (!). Je vous passe les détails de la conception de la planche qui se clôturait par l'application d'huile de noix de Kukui.
L'arrivée du Capitaine Cook et de ses successeurs détruisit la culture insulaire, le surf déclina mais resta pratiqué par une minorité de locaux. Il faudra attendre le début du XXs et la naissance d'un groupe d'ados résistants "Beach Boys of Waikiki". D'ailleurs les "visages pâles" croyaient que seuls les purs Hawaïens pouvaient "marcher sur l'eau" jusqu'à ce qu'un insulaire aux ancêtres irlandais "George Freeth" s'installa en Californie et devint le 1er MNS à utiliser le paddleboard. En 1915, le champion olympique hawaïen Duke introduisit le surf en Australie. Les progrès techniques des années 20 rendirent le surf plus accessible au public puisque la 1ère compétition de surf se tint en 1928. L'apparition des ailerons (surf fins) facilitèrent l'apprentissage du surf qui devint plus ludique et "chorégraphique", sans oublier que le poids des planches fut allégé (du séquoia géant au balsa et contreplaqué). La Seconde Guerre Mondiale développa les planches en styrofoam et fibre de verre.
Aux planches, il ne faut pas oublier l'invention de la 1ère combinaison au début des années 50 en Californie par Jack O'Neill qui assembla des morceaux de néoprene. La combi était une révolution car elle permettait aux surfeurs de surfer tout au long de l'année, d'y rester des heures!
3ème étape : la pub! Le shaper Dale Velzy fut le 1er sponsor en remettant des planches aux surfeurs locaux pour les parrainer.
A la fin des années 60, le shortboard nait. 1 décennie plus tard, l'Autralie devint la mecque du Surf en véhiculant une image d'un surf aventureux et effronté; l'apparition du boardshort remonte à 1970-73 et se partage entre Quiksilver et Billabong!
Le surf sur la côte basque?
Tout commence en 1957 à Biarritz, le scénariste américain Peter Viertel vint à Biarritz pour le tournage du film "Le soleil se lève aussi", accompagné de son épouse Deborah Kerr. Il découvre les vagues biarrotes et se fit envoyer une planche de surf de Californie. Il n'avait encore JAMAIS surfé!!!
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LES TONTONS SURFEURS : surnom donnés aux 1ers sportifs et ingénieux qui ont contribué à lancer le surf sur la côte basque : Jacky Rott, Jo Moraïz, Joël de Rosnay, Michel Barlan, Henri Etchepare, Jean Brana, Bruno Reinhardt, Pierre Laharrague, André Plumcocq, Claude Durcudoy, Georges Hennebutte (inventeur du leash et des gilets de sauvetage) sur la côte des Basques.
Chaque année diverses manifestations et compétitions sont organisées sur la côte :
- 3ème week-end de mars : Biarritz Quiksilver Maïder Arosteguy : compétition mixte européenne regroupant les 5 catégories (benjamins, cadets et minimes pour les garçons & mini Ondines et Ondines Espoirs pour les filles).
- début mai : Oxbow World Longboard Tour Anglet : compétition de longboardeurs
- début mai : Quiksilver King of the Groom Bidart : compétition -16ans.
- mi-juillet : RoxyJam Biarritz : championnat du monde de Longboard feminin
- fin août : Rip Curl Pro Hossegor : 5ème étape du WQS
- fin août-début sept : Rip Curl Mademoiselle Hossegor : 3ème étape féminine du ASP Tour
- fin sept : Quiksilver Pro France Hossegor : 9ème étape du ASP Tour
Etapes mondiales
Les 28 spots de la côte basque :
Les 30 spots de la côte landaise :
Les 25 spots de la côte basque espagnole :
LES VAGUES
Les vagues naissent des perturbations de l'Atlantique Nord entre le Labrador et l'Islande, les ondulations migrent sur des milliers de km avant de se briser sur le sable ou les falaises. Le plateau continental est étroit et génère de la puissance aux vagues : par exemple, une vague de 4-5m peut libérer l'équivalent d'une masse de 10T qui percuterait une falaise à 100km/h.
La forme de la vague varie en fonction du vent, par exemple un vent de terre formera une vague plutôt lisse et creuse alors qu'un vent maritime écrasera la vague.
L'écume blanche qui couronne la vague se forme grâce aux particules d'air contenues dans la crête de la vague mais il faut que le vent souffle au moins à 7km/h. Plus le vent sera fort et présent sur une longue distance ou surface, plus la houle sera marquée (vent de 15km/h sur 200km pendant 15h donnera des vagues de 2.5m!)
Les baïnes : piscines naturelles qui emmènent le baingeur vers les large, l' épuisant s'il cehrche à lutter contre le courant! Elles se remplissent à marée montante et se vident quand elle redescend provocant une aspiration vers l'extérieure qui dépend de la force de la houle et de l'étroitesse du goulet! Il ne faut pas lutter, il faut se laisser porter et se laisser ensuite porter vers le rivage par le mouvement des vagues!
LES BIG WAVES
Elles mesurent en général de 6 à 15m, elles sont en général en pleine mer et l'accès se fait soit en ramant (mais c'est long et dangereux) soit en étant tracté par un jet-ski. La planche utilisée est soit un "gun" ou un "rhin chaser". Ces vagues sont violentes et le surfeur doit être très vif car il a moins de 20s pour grimper sur la planche et surfer avant que la 2ème vague ne se forme, bien entendu ces vagues se brise rapidement, obligeant le surfeur à descendre la vague plutôt qu'à effectuer des figures et zigzaguer...
P'TIT LEXIQUE
- Pipeline : il s'agit de Banzai Pipeline, spot de surf hawaïen. D'énormes vagues se brisent sur un récif coupant et caverneux peu profond en formant d'épais rouleaux creux et larges, comme des tubes.
- Take-off :départ
- Peak : creux de la vague
- Roller : virage en haut de la vague
- Beach Break : les vagues se brisent sur un fond sableux comme Hossegor.
- Point Break : les vagues se brisent sur un fond rocheux comme Bells Beach en Australie.
- Reef Break : les vagues se brisent sur un fond rocheux ou un récif de coraux. Ce sont généralement les vagues des films de surf mais elles sont dangereusement amochantes! Les îles Canaries sont des îles volcaniques qui offrent des Reef break.
- Offshore wind : vent de mer, offrant les meilleures conditions pour surfer.
LES PLANCHES
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Voici une découpe de planche de surf composée de polystyrène et fibres de verre et enveloppée de polyester et d'époxydes.
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- Retro : vagues molles et plates et petites conditions. Plutôt large elle permet une grande maniabilité et flottaison. 1 ou 2 ailerons (thruster ou twin-fin).
- Shortboard : plutôt pour les surfeurs confirmés, rapide take-off et vitesse, figures.
- Gun : vagues 2-3m et gabarit 65-70kg (p'tits minets), son nez est plus pointu et "retroussé", rapide et maniable, vagues creuses.
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- Fun Board : plutôt débutants, maniable, surf pépère!
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- Longboard et mini-malibu : plus longues, plus stables, petites vagues (-1.2m) : glisse, tandem.
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LES CONTRIBUTIONS
- BOB SIMMONS (1919-1954) USA : après s'est blessé le bras dans un accident de moto, il se mit au surf comme rééducation ce qui lui permit d'être réformé pendant la Seconde Guerre Mondiale et de surfer sur la côte Pacifique. Inventeur des planches en balsa dans les années 50 et la mise en place des planches en contreplaqué et fibre de verre. Il décéda à l'age de 35 ans en surfant sur la plage de Windansea à San Diego.
- DALE VELZY "THE HAWK" (1927-2005) USA : sspectaculaire surfeur et shaper. En 1949 il ouvrit le 1er surf shop "Velzy SurfboardsSurfboards" en association avec Hap Jacobs qui finira par se lancer en solo. 5 ans plus tard, d'autres Velzy surf shop furent ouverts à Hawaï et en Californie du Sud. Sans oublier sa propre équipe de surfeurs.
- JACK O'NEILL (1923-) USA : Poissonnier et vendeur divers, ce surfeur décida de combattre le froid du Pacifique en concevant sa 1ère combinaison (wetsuit) au début des années 50, en néoprène qu'il découvrit sur le sol d'un aéroplane. En 1952, il ouvrit son 1er surf shop à San Francisco puis se délocalisa à Sta Cruz 7 ans plus tard. Au début des années 60, le succès l'obligea à ouvrir son 1er entrepôt. Il aurait perdit son oeil en 1971 en surfant avec un de ses 1ers leashes.
- WALLY FROISETH (1919- ) Hawaï: dans les années 30, ce surfeur développa une planche de surf "Hot Curl" réservée pour les grosses vagues.
- SIMON ANDERSON (1954- ) Australie : surfeur pro et shaper, il a conçu les 3 ailerons qui donnèrent plus de stabilité et créa le "Thruster board".
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LES FIGURES EMBLEMATIQUES
(excellent site anglophone sur les bio des surfeurs légendaires)
- DUKE PAOA KAHANAMOKU (1890-1968) Hawaï : champion olympique de natation entre 1912, 1920 et 1924, considéré comme le Père du Surf International, acteur, figure politique (prof de secourisme pour la Croix Rouge). En 1908, avec ses amis, il organisa l'un des 1ers club de surf amateur "Hui Nalu", ils établirent les règles du surf actuel . Il fut le précurseur du surf en tandem en 1919, du wind-surfwind-surf et du wake-surfwake-surf.
- MIKI DORA "DA CAT" (1934-2002) USA : surfeur et doublure dans les films de Hollywood du début des années 60. Charismatique et effronté sur la plage de Malibu.
- PHIL EDWARDS (1938- ) USA : en 1959, il travailla comme shaper pour Hobie Alter. Influencé par Miki Dora, ce surfeur rama jusqu'au Pipeline de Hawaï en 1961 (ce qui était impensable à l'époque), surfa et arriva presque jusqu'au rivage. Il gagna la 1er Surfer Poll Award en 1963. Il apparut dans quelques films de surf et la planche de surf "Phil Edwards Signature Model" fut créée en 1963 par lui et commercialisée par Hobie Alter.
- NAT YOUNG (1947- ) Australie : il remporta le Championat du Monde en 1966 sur une planche conçu par lui-même et devint aussi Champion du Monde de Longboard en 1988, 89 et 90 (alors agé de 40 ans) Il rédigea plusieurs livres dont une véritable bible du surf "The History of Surfing" et produisit même des films.
- JEFF HAKMAN (1948- ) USA / Hawaï : pproclamé en 1966 "surfeur mondial de Big Wave" Fin 1960-début 1970, la révolution des shortboard atteint son apogée et Jeff aussi. Après avoir porté un maillot de bain de Quiksilver, il proposa à la société de commercialiser la marque aux USA. Malgré cette réussite professionnelle, son addiction à la drogue lui fit presque tout perdre. Quiksilver lui tendit à nouveau la main en 1984 pour développer la marque en Europe mais ses démons eurent raison de lui fin 80. Finalement, Jeff a réussit à se sauver, il travaille pour le département marketing de Quiksilver et vit à Hawaï.
- BUTCH VAN ARTSDALEN (1941-1979) USA : MNS sur la côte nord d'Hawaï en 1968, il sauva des milliers de vie et affronta les vagues les plus dangereuses . Il surfa aussi Pipeline et intégra l'équipe du Duke Kahanamoku Surf Team.
- GERRY LOPEZ (1948- ) Hawaï : véritable maître du Pipeline dont il remporta 2 fois le Pipeline Master et 4 fois finaliste, on lui doit le fameux "tube", figure emblématique de la révolution du shortboard, excellent shaper et co-fondateur de "Lightning SurfboardsSurfboards" en 1971. Il se lança dans le snowboard et participa au design et à la fabrication des 1ères planches anti-dérapantes utilisée par Laird Hamilton pour le surf tracté (tow-in).
- MARK RICHARDS (1957- )Australie : 4 fois champion du monde de 1979 à 1982, célèbre pour personnaliser ses planches de surf avec le logo de Superman et ses propres initiales! Il shape ses planches avec le winged swallow tail (fin en queue d'hirondelle) et 2 ailerons. A l'époque les surfboardssurfboards n'avaient qu'un seul aileron
- TOM CURREN (1964- ) USA : fils d'un précurseur des BIG WAVES, Pat Curren. Il a redéfini le niveau de performance du surf. Il a gagné son 1er titre à l'âge de 19.
- KELLY SLATER (1972- ) USA : c'est le roi du surf moderne, 8 fois du champion du monde
LES BIG WAVES SURFERS
Dans les années 40 et 50, les ancêtres des BIG WAVES de Mahaka sont George Downing, Wally Froiseth, Woody Brown et Buzzy Trent. Ils étaient les 1ers à surfer Waimea Bay, une vague gigantesque, crainte par les surfeurs.
- PAT CURREN : Un des 1ers Californiens à s'y frotter.
- JOSE ANGEL : l'un des plus intrépides. Mort en mer.
- EDDIE AIKAU : MNS à Waimea Bay. Mort en mer.
- BROCK LITTLE : il rama jusqu'aux big waves sans utiliser de jet ski! cascadeur sur les tournages : Lords de Dogtown, The Italian Job et Transformers.
- JEFF CLARK : il surfa Maverick dès 15 ans. Les vagues est loin du rivage et il faut ramer pendant 45min à travers rochers et courants.
- MARK FOO : surfa Waimea, Maverick et mouru en 1994.
- LAIRD HAMILTON : Considéré comme le plus grand surfeur de tous les temps, il révolutionna le surf des fameuses BIG WAVES en créant le "tow-in surfing " (surf tracté pour accéder jusqu'à la vague) et en repoussant les limites du surf : windsurfing, wakeboarding.
LES SPOTS DES BIG WAVES
AFRIQUE DU SUD : Hout Bay (15m)
AUSTRALIE : ShipsternShipstern Bluff (12m, Tasmanie), Cyclops
CHILI : Punta de Lobos
ESPAGNE: Playa Gris, Roca Puta
ETATS-UNIS : Mavericks (15m), Ghost Trees; Nelscott Reef
FRANCE : Belharra (15m)
HAWAI : Waimea Bay, Outside Log cabins, Jaws = Peahi (15m), Kaena Pt, Outer Reefs of Oahu
IRLANDE : Aill na Searrach
MEXIQUE : Rodos Santos
PEROU: Pico Alto
TAHITI : Teahupoo
Pour ceux qui voudraient se lancer, je recommande l'école de surf ONAKA d'Hendaye, l'équipe est très sympa surtout Greg et Eric! Les cours durent 2h, douches dans le surfshop et comme l'école est à 2min à pied de la plage : pas de perte de temps de transport!! Deplus, les vagues d'Hendaye sont idéales pour débuter, les groupes sont réduits donc les monos sont à disposition! Compter 130€ pour 5 cours de 2h en été.
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05 octobre 2008
Bayonne
Présentation
Bayonne est la capitale du Pays Basque Nord, chef-lieu de la province côtière du Labourd et sous-préfecture du département des Pyrénées Atlantiques, elle compte 40 000 bayonnais.
Les Fêtes de Bayonne se déroulent sur 5 jours à partir du 1er mercredi du mois d'Août et rassemblent plus d'1 million de festayres.
Bayonne est en grande partie une ville neuve du XIIs. La ville haute se construit selon un parcellaire assez régulier : la vieille enceinte romaine est percée pour permettre l'extension des constructions sur les terres bassses, vers la Nive, des quartiers neufs s'édifient sur les terres marécageuses, entre Nive et Adour, le Borc Nau et Pannecau. Métiers du port et de la mer s'y regroupent (galupiers, tilloliers, marins, portefaix, tonneliers) tandis que la ville haute concentre orfèvres, faures, marchaunds, drapiers et merciers, bouchers... A la fin du XIVs, la superficie de la ville intra-muros a plus que doublé. Il s'y ajoute de grands faubourgs, St Léon, Tarride, Mousseroles, St Esprit, sur la rive droite de l'Adour, sans doute presque aussi peuplés que la ville, qui devait compter environ 7 000hab.
Ce n'est qu'à la fin de la Seconde Guerre Mondiale que la population de la ville, restée longtemps stagnante, s'accroît. L'urbanisation s'accélère avec la création à la périphérie et surtout à St Esprit et à Ste Croix, sur la rive droite de l'Adour, d'une ZUP et d'immeubles HLM, qui abritent 8000hab. Le vieux Bayonne amorce une dépopulation qui ne fera que s'accentuer au profit des nouveaux quartiers ou des communes du district BAB.
Aujourd'hui Bayonne, point de convergence du Pays Basque et des pays landais, exerce cependant des fonctions administratives étendues. Elle est située au centre du district urbain Bayonne-Anglet-BiarritzBayonne-Anglet-Biarritz qui compte environ 120 000hab. C'est une ville de commerce et de services. La création d'une université de plein exercice reste un des objectifs actuels.
Bayonne se divise en 4 quartiers :
1/ le Grand Bayonne : très touristique et commerçant, autour de la Cathédrale
2/ le Petit Bayonne : populaire et nocturne
3/ St Esprit : quartier de la Gare et de la caserne du 1er RPIMA
4/ le Nouveau Bayonne : autour de la mairie et le long de l'Adour : plus commercial et administratif
Histoire
Village celte colonisé par les Romains sous le nom de Lapurdum (tribu). Le choix de l'implantation romaine est avant tout militaire, le castrum, qui était établi au sommet de la ville haute, servait de camp à la cohorte de NovempopulanieNovempopulanie et avait sans doute pour objet de contrôler les passages vers l'Espagne.
Evangélisée vers 830 par St Léon qui fut décapité par les païens, Lapurdum devient alors siège de l'évéché. Détruite par els Vikings et les Normands, la ville renaît au IXs, sous le nom de Baiona (Ibai-ona en basque "bonne rivière").
Comme l'ensemble de l'Aquitaine est sous l'autorité du roi d'Angleterre entre 1151 et 1451, Jean sans Terre accorde en avril 1215, à Bayonne une charte de commune, calquée sur celle de Rouen (les institutions municipales sont composées d'un maire, de 24 jurats et d'une cour de 100 paires, d'où émanent les instances dirigeantes du corps de ville. L'autorité du prince est représentée par le prévôt, nommé par lui, mais les pourvois du maire restent très larges). La ville prospère au Moyen-Age : les privilèges octroyés par le duc Richard (futur Richard Coeur de Lion), favorisent l'essor des activités commerciales : monopole du transport des vins de Bordeaux, droits importants sur la Normandie et Jersey... Bayonne réussit à étendre son influence économique sur son arrière-pays qui fournit les matières 1ères (bois pour les navires et la tonnellerie, tan, fer cuir, laine) pour l'industrie ou le commerce. Des chantiers navals, actifs et réputés, sont établis sur la Nive et l'Adour au Bourgneuf. La flotte bayonnaise participe au commerce mais peut aussi être armée en guerre par le roi-duc. Enfin, Bayonne tient une grande place dans le commerce atlantique, la ville ayant tissé des liens serrés avec le Saintonge, l'Ouest français, la Flandre ou l'Angleterre.
Profondément anglophile, Bayonne devient tout de même française après avoir été assiégée en août 1451 par les troupes du roi de France et de ses alliés, Bayonne se rend et achève ainsi de perdre son autonomie : ses institutions sont réorganisées et le roi fait élever le Chateau-Neuf pour protéger la ville et tenir ses habitants au respect. La reconquête française porte un coup aux échanges dans lesquels l'Angleterre occupait une grande place. Plus grave, l'embouchure de l'Adour s'ensable et s'est déplacée vers le nord, à hauteur de Port-d'AlbretPort-d'Albret entraînant le déclin du port. Les travaux de l'architecte Louis de Foix et une forte inondation de la Nive rétablirent à la fin du XVIs, le cours primitif. Le commerce bayonnais connaît une reprise spectaculaire à la fin du XVIs favorisée par la conjoncture politique et les exemptions fiscales que lui vaut sa situation aux portes de l'Espagne. La pêche à la baleine et à la morue se développe, alors que s'ouvrent de nouveaux horizons : Canada, Antilles. L'axe du commerce bayonnais reste cependant tourné vers l'Espagne, d'où viennent laines, piastres et métaux précieux. Bayonne est alors qu'une place commerciale de 1ère importance
La vocation militaire de Bayonne, affirmée dès le XVIs, s'est renforcée au fil des ans pour aboutir à une ville forteresse à la fin du XVIIs. En 30ans, le système médiéval des tours et des barbacanes a évolué vers des ouvrages bastionnés ou prébastionnés, typiques de la Renaissance. Toutefois, le système défensif demeure inachevé et incomplet : des travaux importants sont entrepris de 1638 à 1670 par Vauban, donnant à la ville l'aspect d'une forteresse.
A partir de 1730, les fermiers généraux engagent une attaque contre les privilèges bayonnais et diverses exemptions fiscales. Le commerce du tabac et des sucres est désormais lourdement taxé et connaît une baisse sensible. La situation devenant de plus en plus difficile, les négociants bayonnais demandent une classification du statut du port qui devient un port franc en 1784. Les échanges avec l'étranger sont stimulés mais le commerce avec la France doit se faire au bourg St Esprit et le Labourd est partagé en 2.Bayonne s'est peu investie dans le trafic avec les Antilles ou dans la traite négrière; elle est restée axée sur les échanges avec l'Espagne, alors que se développait un protectionnisme espagnol qui la desservait. Aussi dans les années 1770-80, elle connait une réelle dépression économique et démographique.
A la Révolution, l'étroite oligarchie municipale de notables qui contrôlait la gestion d la ville est sévèrement attaquée par les corps de métiers, exclus des instances locales (hôtel de ville, chambre de commerce, bourse). Mais il n'y a pourtant pas de véritable révolution municipale et la radicalisation des évènements ne trouve qu'un écho limité dans la population. Cependant, le commerce souffre et la franchise est supprimée. Deplus, Bayonne est pénalisée par la réorganisation administrative de la France : elle n'a pas de fonctions importantes et se trouve coupée de l'ensemble du territoire par la limite départementale qui repousse St Esprit dans les Landes.
Dans la 1ère moitié du XIXs, le trafic portuaire a du mal à reprendre, et le second Empire inaugure une période de longue stagnation: l'industrie de la construction navale s'effondre après 1857, concurrencée par le chemin de fer. A partir des années 1880, l'implantation des Forges de l'Adour à Tarnos entraîne un renouveau économique spectaculaire et la naissance d'un port industriel dont Boucau est le centre. A ce glissement du port vers l'estuaire s'ajouteront le remplacement des voiliers par des vapeurs, le dragage du bassin et la transformation des jetées, qui atténueront le problème obsédant de la Barre. A l'aube du XXs, Bayonne devient un port moderne.
Visite
Cathédrale Ste Marie s'élève sur le site d'une cathédrale romane en place dès 1125-30, qui fut ravagée par un incendie en 1258. L'actuelle cathédrale fut construite peu après, avec le chevet, une partie du transept et le cloître. Durant le XIVs, l'édification de la nef se poursuit et la dernière travée est achevée en 1404. Les vitraux apparaissent au cours des XV et XVIs, où sont également élevés le mur et la portail ouest. Lorsque les hommes du roi de France entrent dans la cathédrale en 1451, la plus grande partie de l'édifice est achevée.
Le choeur, éclairé à la fois par des hautes fenêtres et un triforium à claires-voies révèle l'inspiration champenoise des bâtisseurs, comme la disposition des chapelles, à pans coupés de l'abside, le voûtement du déambulatoire ou les chapiteaux du choeur.
A la fin du XVs, des chapelles latérales sont aménagées entre les contreforts du côté nord pour de riches familles bayonnaises. Vers 1760-75, l'église reçoit une décoration néo-classique et l'autel, orné d'un polyptyque en bois doré du XVs est remplacé par un autel en marbre. L'édifice subit de graves dégradations pendant la Révolution : seul le portail sud du XIIIs avec la Vierge et le Christ en majesté, est épargné, sans doute protégé par les bottes de foin empilées dans le cloître, sur lequel il ouvrait. L'effondrement de la voûte du bras droit du transept et le cloître menaçant de tomber en ruine décident Mgr Lacroix, alors évêque, à agir.
A partir de 1858, BoeswillwaldBoeswillwald (disciple de Viollet-le Duc) procède à la restauration de la tour sud, supprime le dôme et fait élever les 2 flèches dont la seconde en 1873. BoeswillwaldBoeswillwald donnera à la cathédrale l'allure élancée qu'on lui connaît. La grande rosace ne date que du début du XXs.
A la croisée du transept, 3 léopards d'or, armoiries du roi d'Angleterre, duc d'Aquitaine, évoquent la période anglaise de la ville, en revanche, à la 1ère travée, les lys de la couronne de France sont unis aux léopards (rappelant qu'Henri VI, roi d'Angleterre fut couronné roi de de France en 1431); enfin les lys apparaissent seuls sur la façade, après la prise de Bayonne par le roi de France.
Le cloître était un lieu de réunion et de rencontre pour les métiers ou le corps de ville, mais aussi un lieu de sépulture réservé aux dignitaires : dalles funéraires et enfeus de tombeaux du XIV au XVIs témoignent de cette fonction. Les arcades de style rayonnant ont été restaurées.
La place de la Cathédrale dite place Pasteur est l'ancienne place publique, coeur de la cité jusqu'au XIXs. Face au chevet de la cathédrale, contre lequel étaient adossées depuis la fin du XVIs diverses loges ou maisons, s'élevait l'hôtel de ville médiéval, gothique, avec son beffroi et sa cloche. La fontaine a été édifiée à l'emplacement du pilori où criminels et délinquants étaient attachés, un carcan au cou, et exposés à la vue de la population.
On prête aux couteliers de la rue des faures (forgerons en gascon), l'invention de la baïonnette, qui porta d'abord le nom de "couteau bayonnais". La baionnette est à peu près de la longueur d'un poignard. Elle n'a ni garde ni poignée, mais seulement un manche de bois de la longueur de 8 à 9 pouces, la lame est pointue et taillante longue d'un pied et large d'un bon pouce.
Les noms des rues de Bayonne rappellent les rues consacrées aux corps de métiers :
- rue sabaterie : cordonniers et savetiers
- rue des gouverneurs
- rue des faures : forgerons, cloutiers...
- rue argenterie : orfèvres et changeurs
- rue Thiers : ancienne rue des tanneries, dont les maisons possèdent encore dans leurs fondations : des bosses de tanneur.
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Le château Vieux est un bel exemple de l'architecture militaire médiévale à Bayonne, cette forteresse à peu près carrée s'élève à l'angle nord du castrum, s'appuyant sur 2 tours du rempart romain puissamment renforcées. Le vicomte de Labourd fit ériger en son centre un donjon de dimensions impressionnantes démolie par Vauban en 1680. Au XVIIs, la forteresse quadrangulaire, cantonnée de grosses tours rondes a été fortifiée afin de maintenir la ville sous la menace. Son caractère imposant était accentué par la présence de fossés, aujourd'hui comblés. Résidence du gouverneur, le château-Vieux mérita son nom après la construction dans la seconde moitié du XVs, d'un nouveau château au Petit Bayonne. Il accueillit nombre d'hôtes illustres : Richard Coeur de Lion en 1193, emprisonnement du chevalier Du Guesclin en 1367, Louis XI en 1463, la rançon de François I en 1530, Catherine de Médicis en 1561, Elisabeth de France en 1615, puis 1655 Mazarin qui sera suivi 5 ans plus tard par Louis XIV, Marie-Anne de Neubourg de 1706 à 1712... Devenu au XIXs une prison d'état, puis siège de services et de logements militaires, le château abrite le Détachement extérieur du génie, le cercle mixte de garnison. Napoléon I y vint accompagné du roi d'Espagne Charles IV, de Joséphine et de Joseph-NapoléonJoseph-Napoléon.
Hôtel de Ville-théâtreVille-théâtre est entouré d'arcades et construit sur pilotis. Inauguré en 1842, son sol est en pierre de Bidache et les murs sont en pierre de taille de Laas.
Rue Port-Neuf est l'une des plus pittoresque, construite au XVIs sur l'emplacement d'un ancien canal. Sur le côté gauche, les maisons ont conservé leurs arceaux, à l'abri desquels se trouvent aujourd'hui la plupart des chocolatiers de Bayonne : le chocolat fut introduit par les juifs portugais qui en avait connu l'usage en Espagne avant d'en être chassé pendant l'Inquisition : chocolatiers Cazenave, Daranatz, Puyodebat, l'Atelier du Chocolat, Paries et Lionel Raux.
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Quais de la Nive : quai des Corsaires, quai galuperie, quai AgusutinAgusutin Chaho et quai JauréguiberryJauréguiberry offrent une rangée de maisons typiquement bayonnais : construites sur pilotis, elles se composent de 2 corps de logis et d'une courette centrale éclairée par une verrière, les étages s'appuient sur des arcades de pierre. Ces maisons servaient à stocker le grain, les bateaux mouillaient entre le Pont Mayou et le pont Pannecau, et étaient déchargés par une gabare ou galupe qui pénétrait sous la maison entrepôt.
Le parcellaire Bayonnais est très allongé, chaque parcelle fait à peu près 5m sur 15m de profondeur. Pour des raisons d'éclairage et de longueur de toiture, le nombre des bâtiments augmente lorsque la parcelle s'allonge. Les maisons possèdent des colombages, un escalier intérieur souvent très imposant situé entre 2 corps de bâtiment et qui dessert à chaque étage 2 appartements donnant chacun sur une rue. Le RDC abrite l'atelier, le magasin ou le garage, et les étages, les logements.
Idéalement situé entre l'Adour et la Nive, Bayonne est un carrefour fluvial essentiel d'où cheminaient :
- sur l'Adour : grains, eaux de vie, vins, résines, goudrons, planches et autres produits des Landes, de Chalosse, d'Armagnac et du Béarn.
- sur la Nive : laines d'Espagne, cannes et boulets de Baïgorry, sucre, cacao, épicerie, toile et drap.
Ce trafic déclina au XVIIIs, le glissement du port vers le Boucau après 1880 et la concurrence du rail firent disparaître peu à peu le monde des bateliers de la Nive et de l'Adour!!!
Le château Neuf : battis sous le règne de Charles VII, après la reconquête française d'août 1451, dont la facilité avait montré les insuffisances des fortifications, cette forteresse exprime la volonté royale de soumettre les Bayonnais, nouveaux sujets de la couronne de France. Achevée en 1462, la construction a essentiellement consisté en l'érection de 2 grosses tours circulaires commandant la ville et d'une cour intérieure sud reliant l'enceinte urbaine. Le château-Neuf a ainsi la forme d'un quadrangle irrégulier. Le bâtiment abrite un IUT d'informatique installé dans 2 ailes datées de 1830.
Eglise St André fut érigée de 1856-69 de style néo-gothique. Ses grandes orgues furent offertent en 1862 par l'Empereur Napoléon III.
La rue Pannecau est l'une des plus vieilles et les plus animées grâce à ses bars et restaurants. Soirées très animées du jeudi au dimanche !!
Les Halles de Bayonne ne datent que de 1991. Marché couvert tous les matins (jusqu'à 14h) y compris le dimanche.
Les arênes de style neo-mauresque de 1893 accueillent chaque année de poignantes corridas qui rivalisent avec celles des célèbres places taurines de Ronda ou de Séville.
Le quartier St Esprit s'articule autour de la gare SNCF, quartier populaire en réaménagement.
01 juillet 2008
Myrtilles de Xixtaberri
A la sortie de Cambo-les-Bains, en direction d'Urcuray, suivez les panneaux "Domaine de Xistaberri" sur 2.5km, la route serpente et monte dans la montagne, faites attention la route est à double sens et plutôt étroite même si 2 voitures peuvent se croiser!!
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Depuis 1987, la cueillette des myrtilles se déroule de début juin à début août, tout dépend du temps... Mieux vaut téléphoner pour vérifier le mûrissement des baies : 05.59.29.22.66 (7j/7 de 9h-18h).
- en juin : cueillette métayage : vous cueillez les myrtilles et vous remportez la moitié de votre cueillette gratuitement, l'autre moitié sera vendue aux pâtissiers locaux, confituriers.
- en juillet : cueillette achat : vous cueillez et vous achetez votre cueillette obligatoirement.
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La cueillette est un moment de détente, au son des oiseaux et panorama sur la montagne, compter de 5 à 30min/kg cueilli en fonction des fruits mures sur un pied (eh oui, plus l'arbuste est fourni, plus la cueillette est rapide!). Le parc couvre 6ha avec environ 2500 myrtilliers et 300 cerisiers, entretenu "biologiquement".
Le myrtillier sauvage (Vaccinium myrtillus) est originaire d'Europe et d'Amérique du Nord, il requiert des sols légers et sablonneux et préfère la mi-ombre. Il aime être taillé tous les 4 ans. Son feuillage caduc offre de belles teintes en automne tandis que ses petites fleurs roses fleurissent en mai.
Un pied produit 3kg de fruits : les myrtilles sont des baies pâles devenant bleu foncé-violetfoncé-violet en mûrissant au goût plutôt doux et sucré. Sa chair est proche de celle du raisin avec des grains imperceptibles. Consommées fraîches, en confiture (recette maison), en tarte et en muffin, les myrtilles séduisent tout le monde!
Le domaine de Xixtaberri propose aussi une hôtellerie 3* de charme, ouverte toute l'année, avec 5 chambres, un petit-déjeuner buffet et une table d'hôtes pour les occupants. Une bonne idée pour se retrouver à la campagne et profiter de journées de rando...
11 juin 2008
L'Espadrille
L'espadrille est une sandale en toile et à semelle de corde tressée, autrefois portée par les paysans, les miniers et de nos jours par tous les inconditionnels de cette chaussure souple à fine semelle plate ou compensée!
Les religieux espagnols pyrénéens portèrent cette sandale dès le XVIs! C'est également en Espagne, que sont cultivées 2 plantes à fibre dure (le sparte et l'alfa) qui entrait dans la fabrication de la semelle. Il n'est donc pas rare de trouver des boutiques au pays basque et en Catalogne!
Le marché frontalier permit à Mauléon, au milieu du XIXs d'asseoir une industrie sandalière. Jusqu'alors, le métier de sandalier n'était pas valorisant et les sandales étaient fabriquées en famille et localement! Avec l'épidémie de choléra et l'exil aux Amériques, la main d'oeuvre restante est principalement féminine. Cette industrie naît avec le "fabricant de sandale" qui achète toile (tissage de linge basque), corde et jute d'Ecosse et distribue ensuite ces matières aux ouvriers "façonniers" (femmes, enfants et pers âgées) qui confectionnent les sandales à domicile. On compte alors 8 fabricants à Mauléon qui sont aussi des commerçants qui vont créer une industrie rurale en plein essor. Les Colons basques installés en Amérique latine se font même expédier des sandales, développant le marché (4/5ème de la production était expédiée à la Plata en 1868!) à tel point qu'en 1876, la sandalerie représente 26% des activités non agricoles.
4 ans plus tard, Mauléon est une des 1ères villes électrifiées en France et certains fabricants construisirent même des usines hydroélectriques sur le gave! Le jute est filé par les machines Hayet, bien que les semelles soient toujours cousues à la main! Les miniers du Nord, utilisent même 1 paire/semaine, la sandale permettant de supporter la chaleur intense à l'intérieur des mines!! Lyman Reed Blake inventa même une machine à points de chaînette, à fil vertical, permettant ainsi de coudre tout le tour de la semelle avec un seul fil! On compte alors 30 usines en Soule! On fait donc appel à la main d'oeuvre féminine espagnole "les Hirondelles" qui vient en renfort entre automne et mai puis rentre en Espagne.
Après la guerre, pour éviter les coups de grisou, les mines sont humidifiées et les semelles de corde sont mises à la poubelle. C'est alors qu'est créée la semelle de gomme mais elle ne ralentit pas la crise et l'industrie meurt à petit feu, puis les espadrilles asiatiques des années 80 portent le coup fatal à la production locale!
Saviez-vous que la semelle était autrefois trempée dans du goudron pour limiter l'usure?
Il faut 45 min pour réaliser une espadrille traditionnelle, faite de A à Z à la main et compter 14€/paire.
Malheureusement, ces indémodables sont victimes de la fabrication étrangères et les fabriques basques ont presque toutes disparues. Heureusement que des passionnés, courageux et sensibles à la pérennité d'un savoir-faire, relance le "made by locals", qualité indéniable! Il ne reste que 2 fabriques à Mauléon :
L'usine MEGAM (6 rue Ramuntxo à Mauléon), espadrilles cousues main, vend ses créations en ligne.
La maison PRODISO (à la sortie de Mauléon -vers Tardets), depuis 1977, organise des visites de mai à septembre mais les ateliers ne sont ouverts qu'aux groupes et sur réservation. Pour les particuliers, un film sera projeté.
La marque PARE GABIA (à Ste Marie de Gosse), depuis 1935, le site ne se visite pas, mais le magasin d'usine ouvre ses portes du L-V 10h-16h du 01 juin au 31 août.
La fabrique AEDO (Rincon de Olivedo -en Rioja) est ouvert au public du lundi au samedi de 10h-14h/16h-20h
A Biarritz (rue Mazagran) : LES SANDALES D'EUGENIE : boutique distributeur d'espadrilles PARE GABIA.
A St Jean de Luz (rue Gambetta) : BAIONA, boutique référence, distributeur des espadrilles PARE GABIA et AEDO (la Rioja, Espagne).
BOUTIQUES-ATELIERS COUP DE COEUR :
A St Pierre d'Irube (14 av du Labourd) : L'ART DE L'ESPADRILLE (L-V : 9h-12h/14h-18h), atelier-création juste après l'église, sur la droite. Espadrilles sur-mesure, à la demande, traditionnelle avec ou sans lacets, festive (mariage, cérémonies...), saisonnière (imprimé vichy, soie...), à semelle simple ou compensée (du pays basque sud)...Idées cadeaux originales : sac à main assorti, porte-photos, rond-serviette...depuis avril 2007!
A Bayonne : (2 rue Lormand) : MAISON DE L'ESPADRILLE (L 14h30-19h, M-S 10h-13h/14h-19h), boutique familiale de création et vente d'espadrilles
05 juin 2008
Chapelle de Socorri
C'est la plus jolie chapelle du Pays Basque, elle est dans un écrin de verdure, sur la Route Notre Dame de Socorri, offrant un panorama sur l'Océan Atlantique, la Rhune et les 3 couronnes. Elle est minuscule et est réputée pour réaliser les prières qui lui sont adressées (elle ne m'a plusieurs fois convaincue...)
La 1ère chapelle de Notre Dame de Socorri fut construite vers 1627 à la demande des marins d'Urrugne, du quartier d'Hendaye. Ces marins avaient été engagés par Richelieu pour lever le siège de La Rochelle, occupée par les Anglais. Leur flotte approchait de l'île de Ré quand le vent tomba et ils se mirent à dériver vers l'ennemi. Ils prièrent Dieu et se recommandèrent à la Vierge, à qui ils promirent d'édifier une chapelle sous le nom de "Notre Dame du Bon Secours" si le vent revenait et les sauvait. Cela se produisit et les marins libérèrent l'île. Ils tinrent leur promesse dès leur retour au pays. Elle fut détruite par les combats de novembre 1793 et février 1794 et reconstruite avant 1830 grâce à une donation municipale et citoyenne. Elle fut, par la suite, restaurée en 1847, 1954 et 1996. Chaque année, en mai, une procession monte vers la chapelle en chantant un cantique du Père Diharce (1943) "Sokorriko Gainetik".
Statue de la Vierge
A l'intérieur, le tableau au-dessus de l'hôtel proviendrait du Couvent des Récollets de Ciboure et au-dessus de l'entrée, des témoignages de reconnaissance aux prières exhaussées.
Les stèles discoïdales dateraient d'épidémies en 1608 et 1855. Autrefois, la stèle désignait la sépulture, peinte, la surface était modelée et entretenue par les jeunes filles et les enfants de la maison. Le cimetière a l'aspect d'un jardin, orné de plantes et de fleurs au milieu desquelles se dressent les croix et les stèles, plantées face au levant (l'ombre protège alors la tombe) avec des sculpture riches en symboles solaires (croix svastika), en motifs végétaux (feuille...), en symbole de travail (navire pour un marin...). Les stèles discoïdales sont assez fréquentes au Pays basque (Arcangues, Arbonne, Itxassou...)
17 mai 2008
La Cuisine basque
La cuisine basque est plus une cuisine de famille où l'on se retrouve tous ensemble pour préparer le repas. Depuis une dizaine d'année, la cuisine basque s'oriente aussi vers la nouvelle cuisine avec un mélange de plats traditionnels et de touche minimaliste. Ainsi le gastronome qui sommeille en chacun de nous peut diversifier son palais!
La cuisine basque, comme bon nombre de cuisines régionales, a su tirer profit des richesses de son environnement : la mer et la terre.
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- boudin noir (garni en surbabondance d'oignons)
- pantxeta (boudin de mouton cuit dans la soupe)
- txistorra (petit chorizo gras -dégusté grillé)
tripotxa (boudin de veau)- saucisse lakinka (avec de l'ail piquant)
- Kanouga de Paries
- Touron mou
- Macaron d'Adam
- Muxus de Paries
- Confiture de cerises noires d'Itxassou
- Fromage de brebis commercialisé de mi-février à novembre
Agneau de lait des Pyrénées- Truite de Bidarray
- Chocolat de Bayonne
- Miel d'Itxassou
- Talua : crêpes de farine de froment et de maïs
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PLATS DE LA MER :
Piquillos farcis à la morue : petits poivrons farcis de béchamel de miettes de morue et servis avec un coulis de tomate.- Anguilles persillées : morceaux d'anguilles frits dans du persil finement haché et aillé.
- Chipirons à la luzienne : chipirons (petits calmars), oignons, sauce tomate et poivrons.
- Chipirons farcis à l'encre : chipirons (petits calmars) avec une farce (mie de pain, jambon de Bayonne, échalottes, ail et lait) nappés de sauce (poche d'encre des calmars, tomates et poivrons).
- Daurade à la donostiara (daurade à l'espagnole) : daurade grillée servie avec une sauce de vinaigre, du jus de cuisson de la daurade et de fines tranches d'ail frits.
- Marmitako : ragoût de thon avec oignons, piments doux, tomates et dés de pommes de terre.
- Merlu koskera : mijoté de darnes de merlu servi avec des palourdes, des moules, des oeufs durs, des petits pois et des asperges.
Morue à la bayonnaise : gratin (mie de pain) de miettes de morue et de pommes de terre écrasées.- Morue à la biscaina : morceaux de morue servis avec une sauce de tomates, poivrons et vin blanc.
- Thon kaskarote (thon à la basquaise) : tranches de thon rouge poêlées servies avec une sauce de tomate, oignons, piments doux et poivrons.
- Ttoro : soupe de poisson avec des langoustines, des moules, des tranches de merlu poêlé et des croûtons aillés.
- Xangurro : araignée de mer farcie (mie de pain, carottes, poireaux, oignons, tomates, cognac et vin blanc).
- Truite à la navarraise : truite marinée dans un mélange de persil-oignon-vin rouge, puis poêlée et servie avec une sauce de jaunes d'oeuf et d'huile et de pommes de terre vapeur.
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PLATS DU PAYS :
- Axoa d'Espelette : ragoût de veau aux piments servi de pommes de terre vapeur ou sautées.
- Eltzekaria : garbure au chou blanc, haricots blancs et lard.
- Lapin de Joana : lapin en cocotte avec poivrons et oignons.
- Piperade : omelette de piments doux, poivrons, oignons et tomates servie avec des tranches de jambon de Bayonne poêlées.
- Riz gaxuxa : riz servi avec des morceaux de poulet, du jambon de Bayonne, du chorizo tranché, des poivrons rouges, des oeufs durs et de la sauce tomate.
- Palombe à la bayonnaise : mijoté de palombe servi avec ail-oignon-échalotte-lardons-herbes et flambé avec du cognac.
- Poulet à la basquaise : cocotte de poulet découpé avec une sauce de tomate, oignons, piments doux et poivrons.
- Tripes labourdines : mijoté de tripes avec pied de veau, couenne de jambon de Bayonne, poireaux, carottes, oignons, vin blanc sec.
- Xamango : jarret de jambon de Bayonne servi avec du chou blanc, des carottes et des poireaux.
- Zikiro : agneau broutard grillé au feu de bois et badigeonné d'une sauce de vinaigre-ail-piment-huile et servi avec des haricots blancs.
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DESSERTS :
- Berêt basque : génoise au chocolat et crème au beurre chocolatée
- Gastambera : caillé de brebis
- Mamia : lait caillé de brebis, commercialisé de janvier à septembre
- Pettanmamia : pomme coupée en 4, cuite avec du caillé et de la confiture de cerises noires
Gâteau basque : à la crème d'amande ou à la confiture de cerise
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BOISSONS :
- Irouleguy : le vignoble s'étend sur 220ha entre St Etienne de Baïgorry et St Jean Pied de Port, 2/3 des vignes sont cultivées en terrasse et produisent 1 million de bouteilles / an. L'AOC couvre 1200 ha et 10 communes. C'est un vin jeune et vif. Les cépages des rouges et rosés sont cabernet franc, cabernet sauvignon et tannat, ceux des blancs sont petit manseng, gros manseng et courbu.
- Patxaran : liqueur de prunelles sauvages et d'anis dont la macération dure de 2 à 4 mois
Izarra : liqueur d'Hendaye ou liqueur Barbier depuis 1857, jaune ou vert foncé. La recette date de 1835 et allie l'Armagnac et plantes pyrénéennes.
11 mai 2008
Espelette et son piment
Le village d'Espelette (Ezpeleta en basque "lieu planté de buis") est organisé autour de son château qui abrite l'actuelle mairie. Au XIs, les Ezpelta furent ricombres (grands seigneurs indépendants) à Pampelune et barons d'Espelette par la volonté de Louis XI. En 1637, les habitants brulèrent le château lorsque Richelieu le confisqua au profit du Roi de France Louis XIII. Le château sera reconstruit et sera un presbytère jusqu'en 1967. La dernière héritière mourru sans déscendants et légua la demeure au village. Pendant la Révolution, les magistrats de la ville portèrent le titre de baron.
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C'est un village très paisible qui est un des plus jolis du Pays basque et du Labourd qui mérite de s'y promener pour admirer les façades des maisons et ses boutiques à la gloire du Piment.
L'église St Etienne est massive avec son clocher-porche et ses épais contreforts du XVIIs. Ses 3 étages de galeries intérieures et son retable baroque sont les éléments indéniables des églises basques.
Un petit clin d'oeil pour le Père Armand David, lazariste missionnaire du XIXs, botaniste et naturaliste. Son père magistrat et médecin lui transmit l'esprit curieux et l'intérêt pour la faune et la flore qu'il enseigna en Italie pendant 10 ans, puis en 1862, il partit en Chine afin de convertir la population et se mit à rassembler des espèces pour le Muséum d'histoire naturelle. A la demande du gouvernement français, un grand nombre de spécimens fut envoyé à Paris et suscita un grand intérêt. Le Jardin des Plantes le mandata en CHine pour d'autres recherches où il répertoria 200 espèces d'animaux sauvages, 807 espèces d'oiseaux, des reptiles, poissons, insectes ... qui furent expédiées au museum du Jardin des plantes. Le nom latin du buddleia porte son nom "buddleia davidii", celui du cerf david aussi "elephaurus davidianus".
Autre clin d'oeil pour le Cardinal Etchegaray, né à Espelette en 1922.
Le village repose sur 4 secteurs économiques :
le piment
le chocolat de la chocolaterie Antton
le cuir : plusieurs tanneurs fournissent encore de célèbres maisons parisiennes comme hermès.
Le piment d'Espelette : Biperra, fut importé d'Amérique par les conquistadors. On peut donc se poser la question si le Guipuzcoan Gonzalo de Percarteguy n'aurait-il pas ajouté le piment à son chargement de maïs?? Très vite sa culture n'a jamais cessé.
Il bénéficie d'un AOC qui couvre 10 communes du Pays basque : Ainhoa, Cambo les Bains, Espelette, Halsou, Itxassou, Jatxou, Larressore, St Pée sur Nivelle, Souraïde et Ustaritz. Le piment y pousse très bien car l'Océan maintien une température stable et douce, le relief crée un brise vent naturel favorisant la pluviométrie nécessaire et régulière, tous ces facteurs s'apparent à un climat subtropical.
Ce piment (du genre Capiscum dont la variété est "Gorria "-rouge en basque) est une plante annuelle herbacée, gélif, hydrophile et luminophile à port buissonnant pouvant atteindre 1m de haut. Chaque pied produit de 15 à 20 piments, soit 500-700g de fruits. Le piment est semé en mars sous couche chaude ou châssis car la germination a besoin d'une température de 20-26° puis il sera planté en plein champs sur un sol organique d'avril à juillet. La récolte, s'échelonnant sur 10 semaines de mi-août à début octobre, se fait à la main lorsque 8/10ème du fruit est rouge.
Ensuite, les piments sont assemblés en grappes pour sécher.
C'est pourquoi à l'origine les maisons suspendaient ces grappes sur les façades, depuis c'est plutôt devenu un élément décoratif
(comme sur les façades du restaurant Campagne et Gourmandises (Biarritz) ou de l'hôtel-restaurant Euskadi (Espelette), par exemple).
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La fabrication de la poudre se transmet oralement et de générations en générations, après le séchage, les piments sont passés au four pour une déshydration plus approfondie puis ils seront broyés.
En 2000, la mise en place de l'AOC a abouti à l'instauration d'un cahier des charges de la production et de la transformation.
Sur l'échelle de Scoville, le piment d'Espelette est classé force 4 sur 10. C'est un condiment recherché qui se situe entre le paprika de Hongrie et le poivre de Cayenne, mais son goût est 3 fois moins fort que ce dernier!!! On en frotte le jambon de Bayonne pendant le séchage pour le garder intact et dégager son arôme.
Le piment est commercialisé en cordes, en poudre ou en sauce
Depuis 1967, le village organise le dernier dimanche d'octobre, la "Fête du Piment" avec exposants, dégustation...! C'est également à ce moment-là que Confrérie du Piment d'Espelette décerne son prix.
06 mai 2008
Pasajes-Pasaia
A l'entrée de Hondarribia, une route longe la côte par le Jaizquibel, c'est une route côtière, très vallonnée, verdoyante dont les falaises semblent doucement glisser vers l'Océan et qui conduit à Pasajes (en espagnol et Pasaia en basque), ville du Guizpuzcoa comptant un peu plus de 19 000 habitants, répartis sur 4 quartiers :
- San Juan/Donibane
- San Pedro
- San Antxo
- Trintxerpe
Les 2 quartiers les plus visités sont San Juan et San Pedro, ce sont aussi les deux noyaux historiques qui, pendant des siècles étaient englobés aux communes de Donostia-San Sebastian et d'Hondarribia-Fontarrabie.
Déjà en 1765, les autorités municipales adressèrent une lettre à Madrid, à la propre Couronne, se plaignant des divers préjudices que leur causait cette division. Dès 1770 San Juan se sépara de Hondarribia mais San Pedro dû attendre 1805, même si le décret n'a pû être mis en application qu'a fin de la Guerre d'Indépendance.
Antxo (de l'autre côté de la nationale) et Trintxerpe (zone portuaire) ne naquirent qu'à la fin du XIXs et deuxième moitié du XXs.
Le quartier qui nous intéresse est celui de San Juan, très pittoresque, très coloré. C'est par hasard que Victor Hugo y séjourna 10 jours au cours de l'été 1843. Il effectuait un voyage vers San Sebastian par la mont Ullia et arriva à San Pedro. Les rameuses, qui reliaient le nouveau au vieux Pasajes, le transportèrent jusqu'ici et il fut tellement charmé qu'il décida d'y séjourner! Bien que de nombreuses personnalités décrirent le pays basque comme Flaubert, Humbold, Stendhal, Mérimée..., il semble que Victor Hugo soit le seul a avoir décrit avec humilité et précision la réalité de cette époque dans son livre "Voyage vers les Pyrénées" . Je précise tout de même que c'était là son deuxième voyage au pays basque espagnole, en effet, en 1811, pour des raisons familiales il s'était rendu à Hernani (qui lui avait inspiré son drame). Sa maison se visite (7j/7 11h-14h/16h18h)t est une très vieille demeure avec de grosses poutres, des parquets grinçants...
Il vaut mieux laisser la voiture à l'entrée de San Juan, vers le port et continuer à pied car la rue est à double sens mais ne laisse passer qu'une seule voiture, donc feu rouge un peu long et le seul endroit pour se garer est la plaza de la Constitucion! Et puis c'est tellement plus tranquille et charmant sans les voitures!!! Les maisons sont mitoyennes, on dirait presque qu'elles sont coincées entre la montagne et le port.
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L'hôtel de ville gère les 4 districts et date de 1735, de style baroque en pierre de taille, arborant le drapeau basque.
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On peut rejoindre l'autre rive (sans intérêt -si ce n'est pour grimper jusqu'au phare de la Plata) grâce à la navette maritime ( 0.30€/pers).
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Le meilleur restaurant de Pasajes est ici, c'est la Casa Camara. (Retrouvez mon commentaire), très fréquenté par les locaux, penser à préciser "ventana" pour avoir une table contre les baies vitrées.
Au bout de San Juan, le Château Santa Isabel est une forteresse construite en 1621 pour protéger le port de Pasajes des possibles attaques des navires de guerre étrangers ou de pirates qui sévissaient dans le golfe de Gascogne.
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Le château avait des canons et une lumière rouge (pour guider les navires) orientés vers l'entrée du port.
Cette forteresse, imprenable par la mer, fut incapable de se défendre de la moindre attaque terrestre; c'est pourquoi en 1638, les troupes du prince de Condé conquirent le château avec facilité. Il fut abandonné en 1867 et les travaux d'agrandissement du canal détruisirent la plate-forme d'artillerie. De nos jours, ce n'est plus qu'un fantôme en ruine dans lequel une maison particulière s'est installée.
Face au château de Sta Isabel, du côté de San Pedro, vous pouvez monter jusqu'au phare de la Plata, édifié en 1855 à l'entrée du port de Pasajes, il s'apparente à un château avec créneaux et encadré de 2 tours, c'est sans le doute le phare le plus esthétique du pays basque!
C'est un phare d'atterrissage par sa lumière blanche et fixe. La tour mesure 4m et se trouve à 158m au dessus du niveau de la mer; il fallut construire un piédestal pour consolider l'édifice; a l'intérieur, un escalier en colimaçon en fer forgé donne accès la tour mais on ne peut pas visiter le phare. Cette architecture néogothique est typique de cette époque et reflète l'esprit romantique du XIXs.
Pour y accéder, vous devez aller jusqu'au bout du quai du côté de San Pedro, sur votre gauche, emprunter l'escalier qui longe la falaise (environ 160 marches puis on continue sur un petit sentier zigzaguant et enfin une route bitumée conduit au phare, à 500m, l'ascension dure environ 45min (du quai jusqu'au phare), on peut ensuite, emprunter un sentier qui longe la côte et conduit à la plage Zurriola de San Sébastian avec de gigantesques falaises.
Il est aussi possible de visiter le chantier naval traditionnel de Ontziola (visite gratuite L-S de oct-avril : 10h-14h/15h-17h et M-D d'avril-oct : 11h14h/16h-19h) où l'on peut découvrir les techniques de charpente, utilisation du chêne, chanvre et brai. C'est ici que se perpétue l’art de la construction navale du Pays Basque.
08 avril 2008
Le château d'Ilbarritz
Lorsque l'on va à Biarritz ou à St Jean de Luz, en passant par le golf de Bidart, on ne peut qu'être subjugué par une fantastique demeure qui se dresse face à l'Océan, il s'agit du Château d'Ilbarritz. Son histoire est fascinante et suscite la curiosité d'un important nombre de locaux, comme de touristes. Son histoire est retracée dans un excellent livre de Christophe LURASCHI, aux éditions Atlantica, intitulé "Albert de l'Espée". L'auteur propose ici une biographie de l'ancien propriétaire du Château, ainsi qu'une grande partie consacrée à ses différentes propriétés.
LE PROPRIETAIRE DU CHATEAU : LE BARON ALBERT DE L'ESPEE
Tout commence en Lorraine au début du XVIIIs (1704), quand Jean-Martin de Wendel acheta les forges de la Rodolphe et devint premier maître de forges de la famille. Le grand-père maternel d'Albert était un proche collaborateur de la puissante famille Wendel. Au décès de François de Wendel en 1825, Madame de Wendel proposa donc au grand-père maternel d'Albert la direction des forges et lui offrit sa fille ainée en mariage. Ce mariage était pour lui une véritable bénédiction : posséder les usines les plus modernes de France, produire près de 30 000 tonnes de fontes/an et 20 000 tonnes de fer et une croissance grandissante.
Le père d'Albert est issu d'une famille plus militaire qu'industrielle et de baronnie féodale. Son mariage avec la petite-fille de François de Wendel en 1851 sera un mariage d'amour d'où naîtront 3 enfants :
1. Albert (1852-1917): garçon précoce, curieux et seul, passionné de piano et de géographie.
2. Alice (1853-1921), fera un bon mariage.
3. Edouard (1855-1910); fils posthume qui héritera du nom du père, décédé suite à une chute de cheval - à 35 ans, 2 jours avant la naissance de son cadet. Fera une carrière militaire.
La mère d'Albert (Marie) est inconsolable et diffuse son amour à ses enfants avec parcimonie. Albert n'est pas très proche d'Alice et Edouard, pas plus que de ses cousins. C'est un solitaire, atteint d'une bronchite chronique suite à un mauvais coup de froid qui le condamne à une vie sans effort et un changement climatique saisonnier (la campagne l'été - le soleil l'hiver!). Hypocondriaque névrosé, la mort lui faisant peur, il deviendra obsédé par l'humidité, la poussière, la pollen et certains textiles -terrorisant bien des domestiques. Il ne s'habille qu'en flanelle et soie. Pour soulager le mal qui ronge Albert, sa mère l'emmène passer l'hiver à Cannes et finit par y acheter une demeure qu'Albert gardera jusqu'à sa mort.
Même si Albert n'alla ni à Polytechnique, ni à St-Cyr, il est un excellent ingénieur, architecte et se passionnera pour ses projets de rénovations et de constructions. Dans toutes les demeures qu'il habita, il sut utiliser les progrès de l'époque pour aménager son cadre de vie et protéger sa santé. Tout cela n'aurait été possible, sans la rente mensuelle versée par ses parts Wendel!
En 1883, il épouse Delphine de Bongars, originaire de Bretagne, de 11 ans sa cadette. Comme à son habitude, il part fréquemment seul dans l'une de ses résidences (les Esterels, Antibes, Alpes maritimes), laissant Delphine à Paris. René naît en 1890 et Albert ne change pas ses habitudes de célibataire et délaisse sa famille.
Fin 1890, il rencontre une actrice d'opérette à Paris, Biana Duhamel (photo extraite du livre de C. Luraschi), il est charmé, la romance dura 8 ans. Parmi les extravagances du baron, notons qu'il fit construire une demeure, en contrebas de son château d'Ilbarritz, à sa maîtresse "la villa des Sables" nichée à côté du Blue Cargo et se plaisait à ne la voir que selon son bon vouloir qu'il manifestait en hissant un drapeau, 2 serviteurs allaient alors la chercher. Dans sa cage dorée, Biana s'échappait parfois et partait jouer au casino de Biarritz.
SON GRAND AMOUR: L'ORGUE
Sa première rencontre avec un orgue remonte en 1869, Albert était alors invité chez le marquis de Gerbévillier qui venait de faire installer un orgue Cavaillé-Coll, après avoir été impressionné par le concert, il joua, fut séduit et déterminé à posséder un jour un tel instrument!
Il acquiert son premier orgue en 1880, commandé à Cavaillé-Coll et installé dans le château d'Antibes de sa mère.
Il adore jouer du Richard Wagner ou du César Franck, sur son orgue du château d'Ilbarritz (photo extraite du livre de C. Luraschi) et en particulier, les soirs de tempête!
L'HISTOIRE DE CE CHATEAU D'ILBARRITZ
L'automne 1889 marque le 1er séjour sur la côte basque qui se répétera 1 an après avec pour dessein l'achat d'un terrain ou d'une demeure. En 1893, il choisit le site préservé et sauvage d'Ilbarritz et acheta 60 ha à ni plus ni moins de 30 propriétaires! Il fit construire son château en fonction de l'orgue qu'il avait commandé à Cavaillé-Coll.
La première pierre fut posée en 1894. 2ans plus tard, le baron emménagea dans le 1er bâtiment terminé (actuel restaurant Blue Cargo). Le château est terminé en 1897, l’orgue trône dans une pièce de 2 étages!!
Après sa rupture avec Biana en 1898, il décida de vendre sa propriété sans grand succès. Il y revint en 1902 pour jouer une dernière fois sur son orgue avant de le vendre (actuellement dans la basilique du Sacré Coeur de Paris).
Château en 1898 (photo extraite du livre de C. Luraschi)
LES ORIGINALITES DU CHATEAU
7 cuisines disséminées sur ses terres pour que n’importe où et à n’importe quelle heure du jour et de la nuit un repas chaud soit prêt
un pavillon chinois
un château médiéval
une grotte
un puits…
4 km de chemins couverts (protections contre les intempéries) sillonnent la propriété
l’eau de pluie était collectée dans un réservoir de 166 m3
9 salles-à-manger réparties parmi les différents édifices
chaque porte était doublée d’une autre porte pour éviter les courants d’air
chaque pièce avait un thermomètre pour que le baron puisse contrôler la température.
bois précieux de Norvège, de Hongrie
cheminée en marbre
pas de tapis, pas de rideaux ni de mobilier décoratif
2 piscines intérieures de 2800m3 chacune, et en marbre!
toit composé de 5 couvertures : chêne, zinc, plaques de grès vitrifiées,amiante et tuiles plates
toutes les terrasses sont bitumées, revêtues d'une chape de plomb puis recouvertes d'un carrelage céramique.
le décor des pièces est un mélange de bois rares, de marbres polychromes et de grands miroirs
forme en T dont la barre horizontale est la salle d'orgue, face à l'Océan.
En 1906, il rencontre une jolie autrichienne et décide de revenir à Ilbarritz. Il y installe un nouvel orgue Mutin, plus petit.
Il se lasse de sa nouvelle compagne en 1910 et remet son domaine à la vente. Le propriétaire de la villa des Sables, Mr Gheusi, directeur de l'Opéra Comique de Paris acheta le château et y organisa de nombreux concerts.
Pendant la Première Guerre Mondiale: le château se transforme en hôpital.
En 1923, le domaine n'a conservé aucune de ses dépendances.
De 1936 à 1939 : des réfugiés espagnols y furent logés par la mairie de Bidart.
Pendant la Seconde Guerre Mondiale : les soldats allemands y installèrent leur QG.
Tout est pillé quand, en 1958, Mr & Mme Massiaux l'achetèrent et le transformèrent en hôtel pendant 25 ans sur seulement 3 ha.
En 1990, le château est classé à l'inventaire supplémentaire des Monuments Historiques.
07 avril 2008
Acheter à la frontière basque franco-espagnole
De part sa proximité avec l'Espagne, le Pays Basque peut s'avérer "une bonne affaire", économiquement parlant! En effet, la TVA espagnole est de 16% & de 7% sur la nourriture. C'est pourquoi beaucoup de basques traversent la frontière pour y acheter les cigarettes (limite douanière de 2 cartouches/pers), le carburant et bien d'autres produits. Sachez que le carburant coûte 0.20€/L de moins qu'en France.
- Behobia, Irun, Dancharia, Ibardin sont les plus fréquentés : composés de petites ventas (7j/7 de 09h à 19h - certaines de 7h à 20h), tabacos, coiffeur et stations essences. Les bureaux de tabac ouvrent de 09h00 à 19h00-19h30, les stations essences sont ouvertes soit 24h/24 soit de 06h à 22h.
- Irun : A l'entrée d'Irun par Hendaye-gare, il y a un centre commercial MENDIBIL. Parking souterrain payant; au sous-sol : supermarché NETTO avec accès au marché d'Irun (8h-14h/16h-20h), au RDC et 1er étage : boutiques de vêtements ZARA, BERSHKA, FOSCO, coiffeur, opticien, agence de voyage, parfumerie, au 2ème étage : cinéma et restaurants. ouvert du lundi au samedi de 09h30 à 21h30. Je crois qu'en fonction du montant de vos achats chez NETTO vous pouvez avoir une réduction sur le ticket de parking!
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Sur la route de San Sebastian : à 7.5km d'Irun, après le golf d'Hondarribia, il y a un centre commercial TXINGUDI. Parking extérieur gratuit. Hypermarché ALCAMPO, boutiques de vêtements MANGO, LOS TELARES, ETAM LINGERIE, SPRINGFIELD, PRENATAL, CASA, NATURA, opticien, bijouterie, agence de voyages, pressing, parfumerie, animalerie, garde d'enfants, restaurants (dont Mc Do, Pans & Cie)et cinémas. Dans 2 autres bâtiments, vous avez DECATHLON et NORAUTO. Ainsi qu'une station essence qui vous fera une remise entre 6 et 8% sur votre plein d'essence dès 25€ d'achats à Alcampo. Ouvert du lundi au samedi de 9h à 21h.
- A San Sebastian : sur l'A7 sortie 5, il y a un centre commercial GARBERA. Parking extérieur gratuit. Hypermarché EROSKI, boutiques de vêtements MANGO, ZARA, CORTEFIEL, SPRINGFIELD, MAX MARA, ETAM LINGERIE, FOSCO, MASSIMO DUTI, TOYS'RUS..., opticien, bijouterie, agence de voyages, parfumerie, restaurants (dont Mc Do et Haagen Dazs) et cinémas. Ouvert du lundi au samedi de 10h à 22h.
- A Dancharia, il y a un semi-centre commercial LANDIBAR. Parking extérieur gratuit. Supermarché, parfumerie Marionnaud, maroquinerie, vêtements de marque, agence de voyage, bureau de tabac, restaurants, salle de jeux et bowling. Ouvert 7j/7 de 09h à 19h30.
BONS ACHATS!!!






















































































